30 novembre 2020 - 13:38 |

Le Sénégal veut mettre l'accent sur les engrais bio-organiques

Le ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural au Sénégal entend mettre l’accent sur les engrais bio-organiques mais peu d’informations précises ne sont encore données.  

 

Mercredi dernier à Thiès, lors d’un atelier de la Plateforme nationale d’agriculture biologique, Amadou Oury Diallo, conseiller technique au ministère a indiqué que l’utilisation d’une partie de la subvention allouée à l’achat d’intrants pourrait être consacrée à l’agriculture biologique. "Je peux vous donner une information que je peux partager, c’est qu’il y a une bonne initiative de prendre une partie du budget pour subventionner les engrais bio-organiques", a-t-il dit.

 

La mise en œuvre de cette décision devrait démarrer "cette année ou tout au plus l’année prochaine", rapporte l’Agence de presse sénégalaise (APS). Ce serait ’’un changement majeur", estime Amadou Diallo qui dit travailler sur ce dossier depuis un an, sur instruction du ministre. Il n’a pas précisé la part qui sera allouée aux intrants bio-organiques.

 

Il a rappelé qu’au Sénégal l’agriculture écologique a toujours été pratiquée de manière traditionnelle aux côtés de l’agriculture conventionnelle. Pour la développer avec toujours pour objectif l’autosuffisance alimentaire, il faut un certain niveau de production, de grandes superficies et une importante main d’œuvre. Ce qui "n’est pas évident", a-t-il relevé. "C’est là où le conventionnel a sa place", a-t-il ajouté, soulignant l’importance d’adopter un système agricole hybride conventionnel-écologique.

 

Pour Doudou Diop, président de la Fédération nationale pour l’agriculture biologique (FENAB), ce "progrès" traduit un niveau d’engagement selon lui jamais atteint auparavant par l’Etat, par rapport à l’agroécologie. Selon Thierno Cissé, coordonnateur du Conseil national de concertation des ruraux, environ 7 000 ha seraient dédiés à l’agroécologie. La plateforme nationale des acteurs de l’agriculture biologique compterait plus de 200 structures, en majorité des organisations paysannes et de producteurs, selon Doudou Diop.

 

Rappelons que le PSE-vert, qui se veut « l’articulation entre le PSE et notre stratégie de transition écologique », comprend notamment la défense et la restauration des zones agricoles ; la protection du patrimoine végétal ; la restauration des zones forestières et des espèces à haute valeur écologique, sociale et culturelle ; l’adaptation aux changements climatiques, tout ceci avec pour levier le reboisement pour lutter contre l’avancée du désert.

Selon l’Ong Enda Energie, 34% des terres sont affectées par la désertification (CSE, 2011) ce qui conduit à des pertes de 26,36% et de 21,56% du mil et de l’arachide, 30,88% pour les plantations de gommier, 25,27% au niveau des steppes et 16,47% au niveau des savanes.

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