16 septembre 2019 - 17:45 |

Le Niger, le Nigeria et le Tchad promeuvent l’agroforesterie et l’élevage dans le bassin du lac Tchad

Une coopération transfrontalière est engagée entre le Niger, le Nigeria et le Tchad autour d’un projet commun pour réhabiliter le système agricole, restaurer les terres dégradées et les moyens de subsistance des populations du bassin du Lac Tchad. Une annonce faîte par le directeur général de l’Agence nationale pour la grande muraille verte (NAGGW), Bukar Hassan, à l’issue de la quatrième Conférence sur la lutte contre la désertification (COP14) qui s’est déroulée à New Delhi en Inde 2 au 13 septembre.

Le Lac Tchad a perdu environ 90% des ses ressources en eau au fil des années rendant l’agriculture peut attrayante dans le bassin. La dégradation des sols et la désertification ont entraîné une perte de moyens de subsistance et une migration forcée des jeunes du Nord au Sud du pays, estime Bukar Hassan repris par l’agence NAN. «Aujourd'hui, l'agriculture n'est plus pratiquée dans la partie nigériane du bassin du lac Tchad. Notre responsabilité en tant qu'agence du gouvernement nigérian est donc de nous assurer de récupérer ce que nous avons perdu en eau (ce qui a créé un chômage énorme) et de donner à la population les moyens de récupérer ses terres perdues en raison de la disparition du lac. Nous veillerons également à ce que les limites du lac soient boisées afin de stabiliser le bassin. Le bassin du lac Tchad a été l’une des régions les plus dégradées au monde, avec une crise humanitaire. C’est pourquoi notre président tient à ce que le bassin soit réhabilité, car l’insurrection qui affecte les trois pays participants est entièrement liée à la dégradation de l’environnement » a déclaré le directeur.

Les pays participant à la COP14 ont convenu de faire de la neutralité en matière de dégradation des terres d'ici 2030 un objectif national. La neutralité en matière de dégradation des terres combine une réduction du taux de dégradation des terres et une restauration des terres dégradées. Elle doit permettre d’accroître la sécurité alimentaire en préservant et restaurant les services rendus par les écosystèmes. La COP14 a également adopté une décision visant à renforcer les efforts mondiaux visant à mieux atténuer et gérer les risques de sécheresse et à renforcer la résilience.

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