01 mars 2019 - 11:59 |

La Chronique Matières premières agricoles au 28 février 2019

Le dollar s'est stabilisé hier face à un panier de devises de référence, contre lequel il avait touché la veille un plus bas en trois semaines. En effet, à 2,6% en rythme annualisé, la croissance américaine a fléchi au dernier trimestre 2018 mais moins qu'on ne le craignait, toujours soutenue par la consommation des ménages et l'investissement des entreprises. Mais sur l'ensemble de 2018, elle a été légèrement inférieure à l'objectif de 3%. Côté commerce, Washington s'efforce de parvenir à un accord détaillé avec Pékin qui inclurait des engagements structurels. En revanche, le sommet de Hanoï entre les Etats-Unis et la Corée du Nord s'est conclu sans accord car le numéro un nord-coréen, Kim Jong Un, réclame une levée totale et immédiate des sanctions internationales.

Côté pétrole, le WTI américain et le Brent de Mer du Nord évoluent dans des sens opposés, le premier gagnant du terrain alors que le second baisse en raison de la persistance de tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis, du ralentissement économique chinois et d'une production de pétrole de schiste record aux Etats-Unis, qui met à mal les efforts de l'Opep pour rééquilibrer le marché. Le Brent est à $ 66 dollars le baril, tandis que le WTI à un peu plus de $ 57.

CACAO

Le cacao à Londres a chuté hier soir à £ 1 683 la tonne (t) parti, vendredi dernier, de £ 1 744. New York a suivi la même tendance, terminant à  $ 2 247 contre $ 2 288 la tonne en fin de semaine dernière. On constate un intérêt à l'achat lorsque les cours sont aux alentours de $ 2 100 et un désintérêt à $ 2 400.

Un marché qui se maintient, grosso modo, à l'équilibre, cette campagne encore, l'Organisation internationale du cacao (ICCO) estimant l'excédent à 39 000 t et révisant à la baisse celui sur 2017/18 à 9 000 t contre les 22 000 t estimées précédemment.  La production en 2018/19 augmenterait davantage que la consommation, de l'ordre de 150 000 t à 4,8 Mt face à des broyages en progression de 118 000 t à 4,71 Mt.

En revanche, face aux très bonnes conditions météorologiques en Afrique de l'Ouest, les analystes d'Informa estiment l'excédent sur 2018/19 à 71 000 t, avec une production mondiale touchant un record de 4,85 Mt. Ceci est donc plus élevé que l'estimation de l'ICCO et plus élevé que les 30 000 t de surplus estimés lors d'un sondage réalisé la semaine dernière par Reuters. Selon Sergey Chetvertakov, analyste chez Informa, la récolte ivoirienne serait de 2,12 Mt (lire nos informations La Côte d'Ivoire, avec un record attendu à 2,2 Mt, ne se lasse pas du cacao) contre 1,96 Mt la campagne dernière, et de 950 000 t au Ghana, en hausse de 47 000 t. D'autre part, il note que les marchés européens et américains arrivent à saturation avec des croissances de broyages inférieures aux deux campagnes précédentes, contrairement à certains chiffres publiés (lire nos informations La consommation de cacao en 2018 en Europe frôle le record).

Entre le 1er octobre et le 31 janvier, les exportations ivoiriennes seraient en hausse de 12% à 701 530 t, selon les données provisoires portuaires publiées hier. En revanche, les ventes à l'international de produits semi-finis, comme la poudre, le beurre et le chocolat, sont en baisse de 2% sur la période allant du 1er octobre au 31 janvier, à 148 086 t.

Quant aux arrivages au ports, le Conseil du café cacao (CCC) a révisé à la hausse ses chiffres, les estimant à 1,115 Mt entre le 1er octobre et le 31 décembre, en progression de 15% sur la même période la campagne dernière qui elle-même a vu ses chiffres réviser à la hausse à 921 477 t. Tenant compte de cet ajustement, les arrivages aux ports entre le 1er octobre et le 24 février sont de 1,519 Mt contre les 1,469 Mt estimés précédemment.

La production au Cameroun devrait être en hausse de 10% durant l'actuelle campagne 2018/19, à 275 000 t, malgré les difficultés dans les régions anglophones de production, ont souligné vendredi dernier des compteurs de cabosses et négociants. Cette hausse est liée à l'entrée en production de nouvelles plantations dans les régions Centre et Littoral. Habituellement, les régions anglophones représentaient 47% de la production nationale mais ceci a drastiquement baissé.

Côté entreprise, rappelons que le singapourien Olam International a pris une participation de 85% dans la maison mère du plus grand transformateur de cacao d’Indonésie, YTS Holdings Pte, qui est le propriétaire de PT Bumitangerang Mesindotama (BT Cocoa) pour une somme de $90 millions (lire nos informations Olam se renforce dans le cacao avec l’acquisition de l’indonésien BT Cocoa).

CAFÉ

L'Arabica est repassé en dessous du dollar la livre (lb) qu'il cotait encore vendredi dernier pour clôturer hier soir à New York à 98,45 cents. Mardi, il a touché un plus bas en cinq mois à 96,35 cents face à une offre mondiale abondante. Côté Robusta, parti de $ 1 539 la tonne, il n'a guère évolué, étant était hier soir à Londres à $ 1537.

Face à de tels niveaux de prix, les producteurs vietnamiens ont continué à faire de la rétention et, par conséquent, le marché mondial du Robusta était plutôt calme cette semaine. Les producteurs dans les Central Highlands vietnamiens, ont vendu leur café à 34000-34300 dongs ($ 1,47-$ 1,48) contre 32400-33300 dongs la semaine dernière. Les traders, quant à eux, ont offert le Grade 2, 5% grains noirs et brisures, avec une décote de $ 20 la tonne sur la cotation de Londres, n'étant guère pressés de vendre car ils auraient beaucoup de liquidités après leurs bons niveaux de ventes le mois dernier.

Selon le Bureau général des statistiques, les exportations du Vietnam devraient baisser de 19,6% en janvier-février par rapport à la même période l'année dernière, à 284 000 t soit 4,73 millions de sacs de 60 kg (Ms). Les recettes d'exportation chuteraient davantage, de 26,9%, à $ 500 millions. Sur le seul mois de février, les expéditions seraient de 100 000 t, générant $ 175 millions.

Au Brésil, la récolte devrait démarrer plus tôt cette année en raison de la météorologie si favorable. Ainsi dans les Etats du Minas Gerais et de Sao Paulo, elle devrait démarrer avec 15 jours d'avance. Ceci n'est pas nécessairement accueilli avec joie par les producteurs qui ont déjà engrangé une récolte record l'année dernière, de l'ordre de 62 Ms. Il y a encore beaucoup de café sur le marché et les prix sont à des plus bas historiques.

CAOUTCHOUC

Les cours du caoutchouc se sont à nouveau appréciés cette semaine. Sur le Tokyo Commodity Exchange (TOCOM), ils ont gagné plus de 5 yens le kilo pour clôturer jeudi à 200,8 yens le kilo. En revanche, à Shanghai, la hausse est plus faible (+175 yuans) à 12 500 yuans la tonne.

Le Conseil international tripartite du caoutchouc (ITRC) – qui réunit les trois grands producteurs mondiaux de caoutchouc : l’Indonésie, la Malaisie et la Thaïlande -  est parvenu la semaine dernière à s’accorder sur une réduction des exportations - Agreed Export Tonnage Scheme (AETS) -  comprise entre 200 000 et 300 000 tonnes afin de soutenir les prix du caoutchouc. « A partir du 4 mars, nous discuterons du volume que chaque pays doit appliquer et de la période appropriée pour le faire » a déclaré Grisada Boonrach, ministre thaïlandais de l’Agriculture. C’est la sixième  fois que les pays de l’IRC s’accordent sur un AETS, le dernier  portait sur 350 000 tonnes fin 2017.

Les trois pays ont également décidé de renforcer l'utilisation locale du caoutchouc naturel.

Le marché mondial du caoutchouc a été déficitaire de 57 000 tonnes en 2018, selon l’ANRPC (voir nos informations).

En Inde, tous les indicateurs sont en baisse au mois de janvier par rapport à janvier 2018, selon le Rubber Board. Les importations de caoutchouc naturel ont diminué de 4,8% à 39 997 tonnes, la production de 1,4% à 72 000 tonnes et la consommation de 2,4% à 97 000 tonnes. La faiblesse de la demande des fabricants de pneumatiques a provoqué une baisse de la consommation locale en raison du ralentissement des ventes d'automobiles.

Toutefois, les importations entre avril et janvier ont bondi de plus de 30% par rapport à l'an dernier, pour atteindre 489 085 tonnes.

L’Indonésie anticipe une production de caoutchouc naturel de 3,81 millions de tonnes  (Mt) en 2019, contre 3,76 Mt l'an dernier selon le ministère de l'Agriculture. Le programme gouvernemental de replantation de caoutchouc au cours des dernières années devrait contribuer à la croissance de la production cette année, a déclaré Kasdi  Subagyono, porte-parole du ministère.

Côté entreprise, le chiffre d’affaires caoutchouc de la Société internationale de plantations d'hévéas (SIPH) a chuté de 17% en 2018 (voir nos informations ).

COTON

Les cours du coton sont globalement inchangés cette semaine. Jeudi, ils ont clôturé à 72,82 cents la livre (contre 73,01 cents vendredi dernier), en hausse à la suite des déclarations du représentant américain du Commerce, Robert Lighthizer, selon lesquelles de nouveaux achats de coton pourraient être inclus dans un éventuel accord commercial avec la Chine. Dans ce climat d’attentisme, les cours ont baissé d’environ 4% au mois de février.

La banque néerlandaise Rabobank a révisé à la baisse ses prévisions de prix pour le coton à 75 cents la livre au 1er trimestre 2019.  « Les cours sont soumis à des pressions tant sur les perspectives de la demande à court terme que sur les prévisions de l'offre pour 2019 » estime-t-elle. Du côté de l’offre, l’USDA anticipe une hausse des perspectives d'ensemencement du coton aux Etats-Unis pour la saison en cours tandis que le Brésil est sur le point de planter une récolte record pour 2018/19, en augmentation de 33% sur une année. Du côté de la demande, elle s’amoindrit de mois en mois, ce qui est de l’avis de la banque le point le plus significatif. Le ralentissement de l’économie mondiale et les guerres commerciales feraient que la croissance de la demande serait inférieure à 1% selon l’USDA, contre une hausse de 6% en 2017/18. Et puis, l’absence de demande chinoise pour les exportations américaines.

Toutefois, sur le 1er semestre 2019, Rabobank prévoit une légère hausse mentionnant comme facteurs haussiers la conclusion d’un accord commercial entre la Chine et les Etats-Unis, des perspectives indiennes médiocres, une baisse des stocks de la réserve chinoise, ainsi que la position nette à court terme d'un fonds très pesant.

HUILE DE PALME

Nouveau plongeon de l’huile de palme, les cours enchaînant cinq séances consécutives de baisse pour clôturer jeudi à 2 121 ringgits ($522,02) la tonne sur la Bursa Malaysia Derivatives Exchange contre 2257 ringgits la tonne vendredi dernier. La demande ralentit.   Les exportations de Malaisie ont chuté, de 14,5% pour AmSpec Agri Malaysia et de 15,3% pour la SGS, au mois de févier par rapport à janvier. Or, si les stocks ont diminué en janvier, ils demeurent très élevés. Et puis, il est anticipé une production en février supérieure à celle habituellement en vigueur. L’Association malaisienne de l'huile de palme a indiqué une augmentation mensuelle de 3,5% de la production pour la période du 1er au 20 février. Généralement, la production d’huile de palme au premier trimestre de l'année baisse, conformément à la tendance saisonnière. A ces fondamentaux s’ajoute un ringgit fort.

Sime Darby Plantation Bhd, la plus importante entreprise mondiale en terme de superficie de palmier à huile, s'attend à une stabilisation des prix de l'huile de palme brute (CPO) d'avril à août entre  2 250 et 2 450 ringgits la tonne, en ligne avec la tendance à la hausse observée dans les autres huiles alimentaires au niveau mondial. Tan Sri Mohd Bakke Salleh, vice-président exécutif et directeur général de Sime Darby, a aussi souligné que la demande en provenance de la Chine et de l’Inde était forte. En début d’année ses prévisions de prix étaient plus élevés sur 2019 mais elles ont été réduites en raison d’une hausse de la production d’huile de palme en Indonésie, de la décision de l’Union européenne d’interdire l’utilisation de biocarburant à base d’huile de palme mais aussi de la guerre sino-américaine via l’huile de soja.

L’Indonésie a décidé de garder inchangée à zéro sa taxe sur les exportations d’huile de palme pour le mois de mars alors que le prix de référence de mars à $595,98 la tonne dépassait le seuil de $570 la tonne. Le pays assouplira les règles sur les taxes à l’exportation en réexaminant le niveau des taxes tous les deux ou trois mois, contre chaque mois actuellement, et ce afin de donner de la visibilité aux agriculteurs, à l’industrie et aux exportateurs.

Le Conseil des pays producteurs d’huile de palme (CPOPC) envisage d’envoyer une mission ministérielle au sein de l’Union européenne pour contester sa proposition de directive limitant l’utilisation de l’huile de palme. « Nous allons nous adresser à l’UE pour exprimer nos préoccupations et nos objections sur la manière dont le règlement proposé a distingué l’huile de palme" » a déclaré jeudi Teresa Kok, ministre des Industries primaires de la Malaisie. Le ministre indonésien des Affaires économiques, Darmin Nasution, et un représentant de la Colombie se joindront à la délégation pour exprimer leurs inquiétudes concernant la directive européenne sur les énergies renouvelables, baptisée RED II, qui vise à freiner l’utilisation de cultures imputables à la déforestation, a déclaré Kok.

Le fonds souverain norvégien (Government Pension Fund Global -GPFG), doté de $1000 milliards, a vendu depuis 2012 des participations dans plus de 60 sociétés en raison des risques de déforestation, dont 33 entreprises impliquées dans l’huile de palme.

Au Libéria, le géant malaisien Sime Darby envisagerait de se retirer, ce qui porterait un lourd préjudice au pays (voir nos informations ).

RIZ

L'Inde et la Thaïlande sont frappées par une faible demande, tandis qu'une récolte florissante et un baht plus fort ont accru la pression sur les marchés thaïlandais.

En Inde, les prix du riz étuvé 5% se sont abaissés à $378-$383 la tonne contre $380 -$385 la semaine dernière en raison de la dépréciation de la roupie tandis que la demande est modeste.

Au Vietnam, les prix du Viet 5% ont gagné $5 à $345 la tonne. Une hausse imputable à l’annonce que le gouvernement allait acheter du riz aux agriculteurs pour le stocker.

Les exportations de riz du pays en janvier-février devraient chuter de 4,9% à 788 000 tonnes par rapport à l'année précédente, a annoncé jeudi le Bureau des statistiques générales du gouvernement. Quant aux recettes, elles devraient chuter de 17,5% à $335 millions. Sur le seul mois de février, les exportations de riz se sont élevées à 350 000 tonnes pour une valeur de $140 millions.

En Thaïlande,  les prix du Thaï 5%  ont  légèrement diminué à $383-$398 contre $383-$405 la semaine dernière avec l’accroissement de l’offre. Alors que les exportateurs anticipent toujours des transactions importantes en provenance des Philippines, la vigueur de la monnaie locale par rapport au dollar rend les exportations de riz thaïlandaises moins compétitives. « La nouvelle offre a permis de faire baisser les prix mais la vigueur du baht et le manque de demande restent deux facteurs inquiétants pour les exportateurs », a déclaré un négociant en riz basé à Bangkok.

L’Organisation mondiale du commerce (OMC) a donné raison aux Etats-Unis dans son différend avec la Chine sur son soutien des prix des céréales entre 2012 et 2015.  Un comité de décision de l'OMC a convenu jeudi que  la plainte américaine selon laquelle la Chine avait trop payé les agriculteurs pour le blé, le riz Indica et le riz Japonica en 2012-2015 était légitime. « Le soutien excessif de la Chine limite les possibilités pour les agriculteurs américains d'exporter leurs produits vers la Chine », a déclaré le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, dans un communiqué. « Nous espérons que la Chine se conformera rapidement à ses obligations dans le cadre de l'OMC ».

Le bureau du représentant du commerce a déposé la plainte en septembre 2016, affirmant que la Chine avait versé aux agriculteurs près de $100 milliards de plus que prévu par les règles de l'OMC. Cela a incité artificiellement les agriculteurs à produire davantage, faisant baisser les prix au niveau mondial. La Chine a fait valoir qu'elle n'enfreignait pas cette limite, car seules les céréales achetées par le gouvernement devraient être considérées comme subventionnées. Les États-Unis ont fait valoir avec succès que l'achat par l'État à un prix garanti relevait de l'ensemble du marché.

La décision, qui peut être portée en appel, pourrait avoir des conséquences pour l'Inde, qui a présenté des arguments similaires à la Chine.

SUCRE

Le sucre roux termine en baisse hier soir sur le marché à terme de New York, à 12,78 cents la livre (c/lb) contre 13,30 c/lb en fin de semaine dernière qui, elle avait été en hausse de 2,3%. Quant au marché du sucre blanc à Londres, parti de $ 359,50 vendredi dernier, il a clôturé hier soir à $ 348.

Un marché qui  a pris bonne note cette semaine des pluies tant attendues au Brésil, ce qui a pesé sur les cours mais, d'autre part, vendredi dernier, le pétrole était à son plus haut en 3 mois, ce qui implique que plus de canne sera utilisée à fabriquer de l'éthanol, réduisant l'offre de sucre et donc soutenant son cours.

Un marché qui, étonnamment, termine en baisse sur la période sous revue alors que l'Organisation internationale du sucre (OIS) a annoncé hier estimer l'excédent 2018/19 à 641 000 t alors que ses prévisions précédentes étaient de l'ordre de 2,17 Mt. Cette forte révision du surplus serait due à des récoltes attendues inférieures au Brésil (-1,35 Mt) et dans l'Union européenne (-800 000 t), mais en hausse en Thaïlande. Celle en Inde serait relativement inchangée, à 32 Mt. Ainsi, la production mondiale serait de 178,68 Mt contre des prévisions initiales de 180,49 Mt, face à une consommation de 178,04 Mt, en hausse de 1,63% par rapport à la campagne précédente et inférieure de 1,67% sur la moyenne des dix dernières années.

Notons que Louis Dreyfus et Sucres et Denrées ont pris livraison d'environ 20 000 lots, soit environ un million de tonnes de sucre roux sur le contrat de l'ICE Futures américain qui expirait hier soir. Un sucre qui proviendrait d'Amérique centrale et du Brésil. Cette livraisons représenterait $ 290 millions, la plus importante livraison depuis mai 2018

Les bénéfices de Wilmar ont été réduits de moitié, faisant chuter son cours en bourse.

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