07 septembre 2018 - 16:11 |

La Côte d'Ivoire veut que ses producteurs de cacao et café passent au e-banking

En Côte d'Ivoire, les producteurs des filières cacao et café ont été "exhortés" hier à adhérer au « cacao mobile » un projet de e-banking, lors d'une cérémonie tenue, à cet effet, à la direction régionale de l’Agriculture et du Développement rural d’Aboisso, rapporte AIP.

Issu d’un partenariat entre Orange Côte d’Ivoire et la Plateforme nationale des organisations des producteurs de café-cacao (PNOP), « cacao mobile » consiste en l’ouverture d’un compte E-Money et à l’acquisition d’une carte bancaire prépayée sur laquelle le paysan recevra son virement.

Cette opération, selon son initiateur, Bernard Kouamé, permettra aux planteurs d’éviter les braquages et détournements de fonds, les défaillances dans la gestion des dossiers coopératives, les longs temps perdus dans les transactions et le transfert de finances de coopératives à producteurs, la non-professionnalisation du secteur.

L'autre objectif consiste à encourager les acteurs de la filière à épargner, le responsable faisant allusion à la grande paupérisation qui frappe les acteurs de la première filière agricole.
 

Secteurs: 

Commentaires

Le E-banking est très certainement une bonne alternative dans les pays où les producteurs ont un accès limité aux structures bancaires classiques. Il apporte indéniablement une meilleure sécurité des paiements et peut aider au développement de l'épargne en milieu rural. Pour autant sa généralisation ne se fera pas facilement. Voici trois écueils auxquels nous nous sommes heurtés lorsque nous l'avons mis en place avec une coopérative de la région de Fresco en Côte d'Ivoire : - Certains planteurs, ne savent pas lire. Nous les avions alors encouragés à passer par l'intermédiaire d'autres producteurs alphabétisés en qui ils avaient confiance pour récupérer leur argent - Les frais sont élevés quand le producteur veut retirer l'argent en liquide. Pour les réduire il faudrait pouvoir payer avec son téléphone ou sa carte. Il faut donc appuyer le développement d'un "écosystème" pour que le producteur puisse payer l'épicier du village, les frais de scolarité de ses enfants ... avec son téléphone - A un moment ou un autre le producteur devra pouvoir retirer tout ou partie de son argent. Il faut donc qu'il ait accès à des points de retrait proches de son domicile. Se posent alors le problème de l'approvisionnement en espèces de ces points et leur sécurisation.

Publicité

Votre publicité sur notre site

En savoir +