13 décembre 2019 - 16:16 |

La résilience alimentaire et nutritionnelle au Sénégal se renforce

Selon les premières conclusions livrées par la Banque africaine de développement (BAD), le Programme de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle en milieu rural au Sénégal (P2RS) est une réussite. La Banque a financé ce programme depuis ses débuts, en 2015, et a permis d’aider une région touchée par la rareté de l’eau et la salinisation des terres. D’une valeur de $ 35,8 millions, le P2RS s'achève en juin 2020 et a contribué à l’édification d’une digue, de meilleures récoltes, au retour de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et aurait généré de meilleurs revenus pour une partie de la population qui souffre du changement climatique, souligne la BAD dans un communiqué.

« 31 points d’eaux pastoraux (mares, puits et mini-forages) ont été aménagés, quatre marchés à bétail ont été construits et sont fonctionnels ; 35 magasins de stockage et 24 plateformes multifonctionnelles ont été réalisés et sont opérationnels », peut-on lire.

Face aux faibles précipitations qui ont fait remonter le sel dans les cultures et qui ont provoqué la salinisation des terres, le P2RS a rempli 93 % de ses engagements jusqu’à aujourd’hui. On compte 1382 ha de terres exploitées et protégées de la salinisation. Ainsi, 88 % des terres du programme sont aménagées (1979 ha), 331 ha de périmètres maraichers ont été réalisés.

Concernant l’élevage, le projet a permis l’introduction de 3 654 têtes de petit ruminants et de 4 122 têtes de volailles, destinés à plus de 2 000 ménages vulnérables. Le projet a permis l’obtention de 3,5 tonnes de semences de qualité, ainsi que des formations. Si bien que la production de céréales a presque triplé en 6 ans, passant de 13 190 tonnes en 2012 à 37 500 tonnes en 2018. D’autre part, la production maraichère s’envole : de 157 tonnes en 2012, elle atteint cette année 13 337 tonnes. En outre, le projet aura contribué à la préservation des ressources naturelles grâce au reboisement de 724 ha de forêts, se félicite encore la BAD.

La réhabilitation des terres dégradées est une actualité qui touche l’ensemble de la région ouest-africaine. On observe des initiatives à l’échelle nationale, comme nous l’avons observé le mois dernier- au Burkina Faso (lire : Restauration de 200 ha de terres dégradées au Burkina Faso), et à plus grande échelle.  

Rappelons que la semaine dernière, la FAO se penchait sur la redéfinition des terres arides tant elles recouvrent 6,1 milliards d’hectares, soit 41 %, de la surface terrestre de la Terre. On compte parmi les 6,1 milliards d’hectares de terres arides, 1,1 milliard d’hectares (18%) de forêts (Lire : La FAO s’interroge sur une redéfinition des terres arides).

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