20 mai 2022 - 09:10 |

Carré d'Or remplace Solibra de Castel auprès de Coca-Cola en Côte d'Ivoire

Fin avril, Coca-Cola Afrique avait annoncé vouloir « remodeler » et « consolider » sa présence sur le continent. C’est chose faite en Côte d‘Ivoire avec le rapprochement du géant américain avec le groupe Carré d’Or.

A compter du 1er juillet, en lieu et place de la Solibra du groupe français Castel considéré maintenant comme un concurrent, Carré d'Or s’occupera de l’embouteillage des boissons de Coca-Cola en Côte d’Ivoire, à savoir Coca-Cola, Fanta, Sprite et Schweppes, a-t-il été précisé lors d'un entretien mardi entre le ministre ivoirien du Commerce, de l’industrie et de la promotion des PME, Souleymane Diarrassouba, du directeur général adjoint du Groupe Carré d’Or, Emile Abi-Aad, et du vice-président de Coca-Cola pour l’Afrique, Rodrigue Bila. Rappelons que ce dernier, de nationalité burkinabè, a pris ce poste de vice-président en charge du continent africain le 1er janvier 2021 après avoir été directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre.

Suite à cet accord avec Carré d’Or, une nouvelle usine « ultramoderne » de plus de FCFA 65,5 milliards (€ 100 millions) est en cours de construction à la Zone Industrielle PK 24 et devrait générer 1 000 emplois directs et indirects.

 

Rappelons que le Groupe Carré d’Or comprend la Société de Distribution de toutes marchandises (SDTM) qui couvre entre autres 70% du marché national du riz, la Compagnie africaine de produits alimentaires en Côte d’Ivoire (Capraci) spécialisée dans la fabrication de pâtes alimentaires notamment la marque « pâtes Maman », les Moulins modernes de Côte d‘Ivoire (MMCI), Global manutention Côte d’Ivoire (GMCI), la Compagnie ivoirienne de production d’eau minérale en Côte d‘Ivoire (Cipremci) et Flexiball Packaging Côte d’Ivoire.

 

Conséquence de la rupture de l'accord vieux de plus de 60 ans entre Coca-Cola et Castel, de nouveaux accords ont été et seront  conclus pour les autres filiales du groupe français notamment Brakina au Burkina faso ou encore SABC au Cameroun.


Au titre de l’actualité africaine de Coca-Cola, début mai, Coca-Cola Beverages Africa (CCBA), 8ème partenaire de mise en bouteilles de Coca-Cola dans le monde par son chiffre d'affaires et le plus grand en Afrique, a repoussé au troisième trimestre son introduction aux bourses de Johannesburg et Amsterdam. Elle était initialement prévue au deuxième trimestre mais la guerre en Ukraine et les incertitudes mondiales ne donnent guère de « prévisibilité ». L’offre publique initiale pourrait atteindre $ 3 milliards. Pour Jacques Vermeulen, PDG de CCBA,  "Une cotation autonome pour CCBA permettra à l'embouteilleur de poursuivre sa trajectoire de croissance et d'accéder au capital de manière indépendante pour répondre aux besoins d'investissement de l'entreprise, ce qui est considéré idéal pour les parties prenantes à travers l'Afrique".

 

Selon les chiffres de 2021, la CCBA représente 40% de tous les produits de Coca-Cola vendus en Afrique en volumes (l'autre filiale africaine de Coca-Cola étant Equatorial Coca-Cola Bottling Company) et compte plus de 16 000 salariés sur le continent. Les actionnaires de CCBA sont The Coca-Cola Company à hauteur de 66,5% et Gutsche Family Investments pour 33,5%. La présence africaine de CCBA englobe outre l’Afrique du Sud, le Ghana en Afrique de l’Ouest aux côtés de l’Éthiopie, l’Ouganda, le Kenya, la Tanzanie, la Namibie, le Mozambique, les Comores, Mayotte, la Zambie, le Botswana, l’Eswatini et le Lesotho.

 

Ces « remodelages » font suite à la volonté déclarée de la maison mère américaine Cocca-Cola Company de consacrer ses ressources sur la création de marques innovantes. Selon Afrique-sur-7, le groupe disposerait d'une "trésorerie de $ 150 millions pour acquérir ou construire de nouvelles unités d'embouteillage et de préparation des boissons."

Pays: 
Matières premières: 
Non
Énergies renouvelables: 
Non

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