25 janvier 2019 - 14:58 |

La Chronique Matières premières agricoles au 24 janvier 2019

La période est toujours aussi troublée au plan mondial, avec un ralentissement de l'activité du secteur privé dans la zone euro, un climat des affaires en Allemagne au plus bas depuis février 2016 et une Chambre des Communes, au Royaume Uni, qui doit se prononcer mardi sur plusieurs amendements destinés à éviter un Brexit sans accord. En toile de fond, le 'shutdown' aux Etats-Unis qui se poursuit avec des conséquences tous azimuts (lire notre article Quelle incidence a le 'shutdown" aux Etats-Unis sur, par exemple, le marché mondial du cacao ?).

Hors zone euro, une délégation chinoise est attendue la semaine prochaine à Washington pour poursuivre les discussion sur le conflit commercial, le secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross, ayant souligné hier que les deux pays étaient bien loin d'un compromis. L'euro a terminé hier soir à € 1,13 face au dollar, tandis que le pétrole grimpait contre toute attente puisque les réserves de brut et d'essence aux Etats-Unis ont augmenté de façon inattendue et marquée. Mais le marché du pétrole a plutôt réagi aux tensions diplomatiques entre le Venezuela et les Etats-Unis et le risque de sanctions contre Caracas.

Les marchés américains étaient fermé lundi pour féter Martin Luther King, tandis que l'Asie se prépare à fêter son nouvel an dans une dizaine de jours, le 5 février.

CACAO

A Londres, le cacao a fortement baissé sur la période sous revue, clôturant hier soir à £ 1 647 la tonne contre £ 1690 vendredi dernier ; il avait déjà perdu 2,2% la semaine dernière. Il en est de même à New York où les fèves ont terminé hier soir à $ 2 289 parties de $ 2340.

En Côte d'Ivoire, visiblement, on a tourné la page sur l'harmattan et les craintes d'impact sur la récolte cacaoyère. La bonne humeur est de retour grâce à un bon mix de pluies -la pluviométrie est supérieure à la moyenne dans la plupart des zones de production-  et de soleil la semaine dernière. "La météo est exceptionnelle. Les cacaoyers vont moins souffrir et nous pensons que nous aurons beaucoup  de fèves durant la récolte intermédiaire", a expliqué à Reuters Albert N'Zue qui cultive près de Daloa. Dans la région de Soubré, au cœur de la ceinture cacaoyère, on constate une nouvelle floraison.

Même son de cloche parmi les négociants. Il ne faut pas tirer de conclusions hâtives suite au ralentissement des arrivages depuis la fin de l'année dernière : les volumes cette campagne devraient être abondants. "Les arrivages ralentissent, sans aucun doute", déclare un négociant européen. "Cependant, on voit une belle fin de campagne principale mais aussi un bon démarrage de la campagne intermédiaire. Donc, il n'y a absolument pas de manque d'approvisionnement de Côte d'Ivoire." En réalité, les vents secs de l'harmattan, souvent évoqués, semblent se stabiliser au nord des principales régions de production cacaoyère et ne devraient donc guère impacter la filière, estime-t-on. Quant aux arrivages aux ports ivoiriens, ils totalisaient 1,241 Mt entre le 1er octobre et le 20 janvier.

L'Indonésie, pour sa part, a annoncé aujourd'hui maintenir à 5% sa taxe à l'exportation de fèves de cacao pour le mois de février.

Côté entreprise, le géant singapourien des matières premières agricoles, Olam, a annoncé aujourd'hui vendre ses activités dans le sucre, le caoutchouc, le bois et les engrais, pour investir $ 3,5 milliards dans des produits qu'il estime à forte croissance dont le cacao, aux côtés du café et des noix.

D'autre part, Barry Callebaut a annoncé hier une hausse de seulement 1,7% de ses volumes de ventes au premier trimestre de son exercice, à 541 109 tonnes (t) (lire nos informations Résultats mitigés de Barry Callebaut au premier trimestre), mais cela n'a guère impacté les cours sur le marché à terme car la demande en beurre de cacao, ingrédient indispensable à la fabrication de chocolat, demeure forte avec des stocks en Europe qui se réduisent. "La demande demeure très forte", poursuit le trader. "L'industrie puise dans ses stocks et donc elle doit les reconstituer et devra revenir à l'achat sur le marché à un moment ou un autre."

CAFÉ

Le café Arabica s'est inscrit en légère hausse cette semaine après 1%  déjà gagné la semaine dernière. Ainsi, la livre (lb) a terminé hier soir, sur le marché à terme de New York, à $ 1,053 contre $ 1,0495 vendredi dernier. Le Robusta a suivi le même schéma, clôturant à Londres hier à $ 1 548 contre $ 1 544 en fin de semaine dernière. Mais il est tombé mercredi à un plus bas en trois semaines, à $ 1 507 la tonne car les ventes de café s'accélèrent au Vietnam aux veilles de la fête du Tet Nguyen Dan, le nouvel an vietnamien, le 5 février.

Des expéditions du Vietnam qui auraient atteint 200 000 t en janvier contre les 150 000 t anticipées, estiment des traders, et contre 153 906 t enregistrées en décembre. La récolte s'est achevée début janvier  et il est estimé que 40% des volumes ont déjà été vendus aux négociants. Une récolte totale estimée maintenant par les opérateurs à 25 millions de sacs de 60 kg (Ms). A l'origine, il était estimé qu'elle serait de 30 Ms puis cela a été révisé à la baisse, à 27 Ms.

Notons que cette semaine, les planteurs dans les Central Highlands ont vendu leur café à 32 600-33 800 dongs le kilo ($ 1,41-1,46) contre 32 900 et 33 600 dongs la semaine dernière. A l'export, la décote par rapport à Londres pour un Robusta Grade 2, 5% grains noirs et brisures, a grimpé à $ 60-70 alors qu'elle n'était que de $ 20-$ 30 la semaine dernière.

En Inde, les fortes pluies qui sont tombées en juillet et en août dans deux des plus importantes régions caféières du pays -les Etats de Karnataka et du Kerala- auraient plus endommagé les caféiers qu'initialement escompté, conduisant le Coffee Board a révisé à la baisse ses prévisions de production sur cette campagne 2018/19. Une baisse de 16%, à 319 500 t, a-t-il annoncé mercredi, dont 224 500 t de Robusta (-17%) et 95 000 t d'Arabica (-13,6%). Le n°6 mondial du café avait, initialement, envisagé récolter 380 000 t. Quant aux exportations, elles pourraient baisser de 8% à 230 000 t. Un café indien qui trouve acheteur essentiellement sur les marchés italien, allemand et belge.

En Ouganda, la société Canco Café Connoisseur a commencé à utiliser le blockchain pour répondre à la demande croissante des consommateurs internationaux en traçabilité. Cette technique est utilisée, pour l'instant, sur un de ses produits, le Bugisu Blue. Une première cargaison est arrivée le mois dernier en Afrique du Sud.

Dans les pays consommateurs, en Europe, les stocks dans les principaux ports européens (Anvers, Hambourg, Gênes, Le Havre, Trieste et Barcelone) ont baissé de 1,4% en novembre, a annoncé mardi la Fédération européenne du café (ECF). Ils s'élevaient à 685 368 t contre 698 434 t le mois précédent.

Côté entreprise, le géant singapourien des matières premières agricoles, Olam, a annoncé aujourd'hui vendre ses activités dans le sucre, le caoutchouc le bois et les engrais, pour investir $ 3,5 milliards dans des produits qu'il estime à forte croissance dont le café, aux côtés du cacao et des noix.

Le géant américain du café Starbucks (qui refuse de travailler les Robusta) a présenté hier soir ses résultats financiers sur son premier trimestre 2018-19. Son  chiffre d'affaires a augmenté de 9% pour atteindre un record à $ 6,6 milliards. Son bénéfice par action ajusté (non GAAP) progresse de 15% à 75 cents, un BPA battant de dix cents l'estimation moyenne des analystes.

L'autre géant mais plus généralement de l'alimentaire, le suisse Nestlé a inauguré hier une nouvelle usine en Egypte pour sa marque de café Bonjorno. L'investissement se porte à FS 13,9 millions. L'usine, qui permet de créer 240 emplois directs et 7000 indirects, a huit lignes de production de mélanges de café soluble destinés au marché égyptien. Rappelons qu'en janvier 2017, Nestlé avait racheté Caravan Marketing, un fabriquant de café instantané et propriétaire de la marque Bonjorno.

CAOUTCHOUC

Après trois semaines de gains, le marché du caoutchouc a chuté cette semaine et enregistré sa première perte hebdomadaire depuis début janvier. Sur le  Tokyo Commodity Exchange (Tocom), les cours ont clôturé jeudi à 181,3 yens ($1,65) le kilo contre 186,2 yens vendredi dernier. Sur le marché de Shanghai, la baisse est moins significative à respectivement 11 610 yuans ($ 1 710) la tonne contre 11 660 yuans. Pourtant lundi, ils avaient atteint un plus haut de près de 8 mois à 191,0 yens sur le Tocom sous l’impulsion des investisseurs. Toujours en toile de fonds, les mêmes facteurs comme l’évolution de la perception des relations Chine-Etats-Unis, le marché du pétrole, la situation économique en Chine  et les craintes du ralentissement  de la croissance économique mondiale. « Il n'y avait aucune nouvelle fondamentale pour dynamiser le marché, mais certaines opinions selon lesquelles les achats des spéculateurs chinois maintiendraient les prix des contrats de janvier et février à des niveaux élevés ont provoqué une reprise du contrat de référence », a déclaré Toshitaka Tazawa, analyste chez Fujitomi Co.

En Côte d’Ivoire, l’Association des exportateurs de caoutchouc naturel de Côte d’Ivoire a annoncé avoir solutionné le blocage exportations de caoutchouc dans les ports ivoiriens depuis plusieurs mois en affrétant des navires (voir La situation du caoutchouc en Côte d’Ivoire se débloque).

Côté entreprise, le singapourien Olam va se délester de ses activités dans le caoutchouc se concentrant sur d’autres filières dans le cadre de son nouveau plan stratégique 2019-24 (voir  Après le sucre, Olam se délestera aussi du caoutchouc, du bois et des engrais).

COTON

Le marché du coton n’a pas confirmé la reprise de la semaine dernière. Les cours ont légèrement  baissé passant de 73,89 cents la livre à la clôture vendredi dernier à 73,14 cents la livre jeudi. Un marché, en l’absence de données, toujours dans l’attente de l’évolution des négociations entre la Chine et les Etats-Unis. Les Américains ont cette semaine soufflé le chaud et le froid rejetant mardi une offre de la Chine élaborée dans le cadre des négociations préparatoires à la réunion de haut niveau du 30 et 31 janvier  puis déclarant via la voix de Kevin Hassett, conseiller économique à la Maison Blanche, qu’un accord pourrait être conclu d’ici le 1er mars.

Le Burkina Faso a bouclé le financement de sa campagne cotonnière 2018/19 avec FCFA 94,6 milliards (€144,2 millions) mobilisés auprès d’un pool bancaire international et national. Côte production, elle est en baisse pour al deuxième année consécutive à 405 000 tonnes de coton graine (voir nos  informations).

L’Ethiopie continue d’attirer les investisseurs étrangers dans l’industrie textile. Dernier en date, l’indien KPR Mill avec $5 millions d’investissement (voir L'indien KPR Mill vient grossir les rangs des investissements textiles en Ethiopie).

En Ouzbékistan, l’Iran est devenu le plus gros importateur de coton ouzbek en 2018, a rapporté Podrobno.uz, citant les données du Comité des statistiques de l’État. Il a importé 57 900 tonnes de coton pour une valeur de  $115,7 millions. Se placent ensuite la Chine (37 000 tonnes ; $71 millions) et le Bangladesh (9 100 tonnes ; $ 18,5 millions).

L'année dernière, les exportations de coton d'Ouzbékistan se sont élevées à 115 600 tonnes pour une valeur de $222,1 millions, en fort recul par rapport à 2017 (respectivement 278 900 tonnes et $477,1 millions).

HUILE DE PALME

Rebond du marché de l’huile de palme cette semaine avec cinq séances consécutive de hausse. La perspective d’une baisse de la production a donné un coup de fouet aux prix de l’huile de palme qui ont clôturé jeudi à 2 297 ringgits ($554,94)  la tonne sur la Bursa Malaysia Derivatives Exchange contre 2 226 ringgits la tonne vendredi dernier.  La production d'huile de palme en janvier devrait reculer par rapport au mois précédent, conformément à la tendance saisonnière. La production avait déjà chuté de 2% à 1,81 million de tonnes en décembre. Faiblesse du ringgit,  vigueur des cours du soja sur le  CBOT et ventes techniques ont aussi soutenu le marché.

En outre, les chiffres d’exportation sont bons. Du 1er au 20 janvier, les expéditions ont  augmenté de 9 à 13% par rapport au mois précédent, selon Intertek Testing Services, AmSpec Agri Malaysia et Société générale de Surveillance.

Selon un sondage réalisé par Reuters auprès de 18 analystes, industriels, planteurs, raffineurs le prix moyen de l'huile de palme devrait augmenter de 3%, à 2 375 ringgits malais ($ 574,09) la tonne cette année contre 2 308 ringgits en 2018 (voir nos informations).

Dans le cadre du partenariat ASEAN-UE, lors de la 22ème conférence des ministres des Affaires étrangères le 21 janvier à Bruxelles, l'Indonésie a de nouveau évoqué la question de l'huile de palme et a réitéré son rejet des politiques discriminatoires à l'égard des produits dérivés de l'huile de palme. "L'huile de palme est un produit stratégique pour l'Indonésie, en particulier pour les petits agriculteurs. Environ 20 millions de personnes en Asie du Sud-Est dépendent de l'industrie de l'huile de palme et plus de 5 millions de petits agriculteurs en Indonésie, en Thaïlande et aux Philippines ", a déclaré A.M. Fachir dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères à Jakarta mardi. À l'échelle mondiale, l'huile de palme a contribué à la réalisation de 12 sur 17 des objectifs de développement durable, notamment la réduction de la pauvreté, l'élimination de la faim et l'amélioration d’une énergie propre et abordable. "Refuser de l'huile de palme revient à rejeter les ODD, ce qui est un accord mondial", a poursuivi A.M. Fachir.

RIZ

Les prix à l'exportation du riz ont augmenté en Inde, sous l'effet de la hausse des coûts d'achat du paddy local alors même que la demande était modérée, tandis que les prix  au Vietnam ont diminué, l'activité ralentissant avant les vacances. Les Philippines ont décidé de libéraliser son marché du riz et devrait importer plus de 1 million de tonnes. Des achats plus importants de riz par les Philippines, déjà l'un des principaux importateurs et consommateurs mondiaux de céréales, pourraient soutenir les prix à l'exportation au Vietnam et en Thaïlande, qui sont traditionnellement ses principaux fournisseurs.

En Inde, les prix du riz étuvé 5% ont progressé passant à $381-$386  la tonne contre  $379-$384 la semaine dernière. "Les prix du paddy ont augmenté en raison de la baisse de l'offre sur le marché local, nous devons donc augmenter les prix à l'exportation", a déclaré un exportateur basé à Kakinada, dans le sud de l'État d'Andhra Pradesh.

Les prix à l'exportation ont monté en flèche après que l'État central de Chhattisgarh, l'un des principaux producteurs de riz, ait relevé les prix minimum d'achat du paddy, qui sont passés de 1 750 à 2 500 roupies pour 100 kg.

Au Vietnam, les prix du Viet  5% ont à nouveau  chuté pour s'établir à $340 la tonne, contre  de $355-$360. "Les échanges sont très calmes et je pense que cela va rester jusqu'à ce que Tet (ndrl Nouvel an lunaire) soit terminé", a déclaré un négociant basé à Ho Chi Minh-Ville.

En Thaïlande, les prix du Thaï 5%, ont progressé à $390-$402 la tonne contre $385 -$400 a semaine dernière, les négociants attribuant cette variation à des gains en monnaie nationale, la demande étant restée stable.

Aux Philippines,  les négociants en riz vont importer environ 1,2 million de tonnes (Mt) d'aliments de base, a déclaré mardi à Reuters une porte-parole de l'Autorité nationale de l'alimentation (NFA).  Le président Rodrigo Duterte a ordonné en octobre d'importer "sans entrave" du riz après que l'inflation ait atteint 6,7% en septembre et octobre, soit le niveau le plus élevé depuis presque une décennie, en partie à cause des prix des denrées alimentaires.  La NFA a approuvé les demandes initiales de 180 négociants en riz en vue de l'obtention de permis d'importation totalisant 1,186 Mt de blanc cassé à 5 ou 25%,. "Nous n'avons pas fixé de délai pour l'acceptation des demandes d'importation de riz. Il n'y a plus de limite", a déclaré la porte-parole de la NFA.

Les importateurs sont autorisés à importer du riz de n’importe quel pays, mais les céréales des fournisseurs de l’Asie du Sud-Est se verront appliquer un droit de douane de 35%, tandis que celles des autres pays devront supporter une taxe de 50%.

L’Union européenne a décidé de taxer à partir du 18 janvier et pour trois ans les importations de riz Indica en provenance du Cambodge et du Myanmar afin de protéger ses riziculteurs (voir  L’Union européenne protège ses riziculteurs). Une décision vivement contestée par le Cambodge estimant qu’elle allait provoquer le suicide de ses riziculteurs. 

En Afrique, après avoir reculé en 2018, les importations de riz devraient rebondir en 2019 en particulier au Nigéria et au Sénégal (voir Surcroît des importations de riz en Afrique de l’Ouest en 2019).

En Guinée, la filière riz recevra un appui particulier dans le cadre de la mise en œuvre projet d’appui à la transformation de l’agriculture guinéenne et de l’entrepreneuriat agricole des jeunes (voir L’Agriculture et l’entrepreneuriat agricole vont de l’avant en Guinée).

SUCRE

Dommage ! Le sucre roux est repassé en dessous de la barre des 13 cents la livre (lb), clôturant hier soir sur le marché à terme de New York à 12,98 cents contre 13,03 vendredi dernier après avoir grimpé de 2% la semaine dernière. Le blanc a fait de même à Londres, terminant hier à $ 351,2 contre $ 353,2 la tonne il y a une semaine. Une hausse qui s'explique en partie par une irruption de la sécheresse dans certaines zones clefs de production de canne au Brésil.

Phénomène très intéressant et inattendu : sur les deux premières semaines de l'année, les ventes d'éthanol dans la région de production de canne à sucre dans le centre-sud du Brésil ont bondi de 32% par rapport à leur volume sur la même période l'année dernière, et ce malgré la baisse du prix de l'essence. Cela signifierait que les tendances dans la vente d'éthanol  commencent à se dissocier du strict rapport prix entre l'essence et l'éthanol.  

En Inde, la production de sucre devrait baisser de 2,5% sur la campagne en cours, qui a démarré en septembre dernier, a déclaré lundi l'Indian Sugar Millas Association (ISMA). Elle est attendue maintenant à 30,7 Mt car, à l'instar du Brésil, davantage de canne va à la production d'éthanol plutôt qu'au sucre. Ceci dit, entre le 1er octobre et le 15 janvier, les raffineries indiennes ont produit 14,7 Mt de sucre contre 13,5 Mt sur la même période l'année dernière.

Côté entreprise, le géant singapourien des matières premières agricoles, Olam, a annoncé aujourd'hui vendre ses activités dans le sucre, le caoutchouc le bois et les engrais, pour investir $ 3,5 milliards dans des produits qu'il estime à forte croissance dont le café, aux côtés du cacao et des noix.

 

Publicité

Votre publicité sur notre site

En savoir +