27 mars 2019 - 18:02 |

Consortium mondial pour un riz durable compatible avec l’environnement

Une nouvelle culture, le riz – céréale la plus consommée au monde - après le cacao, l’huile de palme, le caoutchouc, etc., sera l’objet d’une attention soutenue pour le rendre durable et réduire son empreinte environnementale. Le nouveau consortium Sustainable Rice Landscapes Initiative (SRLI), qui rassemble les compétences d'organisations internationales, d'instituts de recherche et de groupes industriels influents sur le marché, introduira des approches durables des pratiques agricoles, encouragera la production et la demande de riz durable avec des instruments fondés sur le marché, apportera un soutien politique aux gouvernements et améliorera le partage des connaissances et la collaboration sur des solutions de riz durables, indique un communiqué de ONU Environnement.

Le riz est une cause majeure et une victime du changement climatique. Or, pour près de la moitié des habitants de la planète le riz est l'aliment de base de leur alimentation. Outre que la culture du riz est très consommatrice d’eau –produire un kilo de riz nécessite en moyenne 2 500 litres d’eau – le riz est responsable d’environ 10% des émissions totales de méthane dans le monde, soit environ l’équivalent des émissions de gaz à effet de serre de l’Allemagne. Dans le même temps, la hausse des températures réduit considérablement les rendements en riz et les valeurs nutritionnelles. Or, la production doit augmenter de 25% d'ici 2050 pour répondre à la demande mondiale. Des solutions existent comme celle de l'élimination de la paille de riz qui peut conduire jusqu’à une réduction de 70% des émissions de méthane, mais, souligne ONU Environnement, les agriculteurs manquent actuellement de sensibilisation, de formation et de soutien. D’où l’importance de SRLI qui devrait proposer des solutions agricoles intelligentes et durables aux riziculteurs et aux chaînes d'approvisionnement.

L’initiative est dirigée par les Nations unies pour l’Environnement, la FAO, la Plateforme pour le développement durable du riz (SRP), le Conseil mondial des entreprises pour le développement durable (WBCSD), l’Institut international de recherche sur le riz (IRRI) et l’Agence allemande de coopération internationale pour le développement (GIZ).

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Le mode de culture du riz semer à sec est la solution.Voir le site de la SCAD:www.scad.fr.A votre disposition

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