14 novembre 2019 - 08:58 |

Lettre ouverte de Greenpeace Afrique au nouveau ministre de la Pêche au Sénégal, Alioune Ndoye

Greenpeace Afrique n'a pas tardé. Alioune Ndoye occupe son poste de ministre de la Pêche et de l’économie maritime du Sénégal depuis une dizaine de jours seulement et l'ONG attire déjà son attention sur les préoccupations actuelles du secteur de la pêche qui traverse d’énormes difficultés, selon le communiqué.

Premier secteur d’exportation et principale source de devise du Sénégal, la pêche contribue pour environ 70 % des apports nutritionnels en protéines d’origine animale et joue ainsi un rôle majeur dans la sécurité alimentaire des Sénégalais, rappelle l'organisation. Elle représente environ 3,2% du PIB avec au moins 600 000 emplois directs ou indirects.

Etant donné son importance, Greenpeace tire la sonnette d'alarme face aux "choix inappropriés des politiques menées et la non application des textes réglementaires et documents stratégiques", ce qui impacte "négativement" les communautés de pêcheurs et constituent une menace supplémentaire pour les stocks de poissons déjà surexploités selon les conclusions de la dernière campagne menée par le Centre de recherche océanographique Dakar-Thiaroye (CRODT).

Greenpeace Afrique demande au ministre "de promouvoir une gestion sous régionale des stocks partagés en renforçant les prérogatives de la Commission Sous-Régionale des Pêches (CSRP). Il s'agit aussi d’impliquer davantage les acteurs de la pêche dans l’attribution des licences de pêche, d'améliorer les embarcations traditionnelles et de "mettre à disposition un système de géolocalisation et d’alerte précoce en temps réel pour éviter les nombreuses disparitions en mer".

Greenpeace recommande, entre autres, "l’arrêt de l’attribution d’autorisations aux unités de production de farine de poisson qui constituent une réelle menace".

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