04 novembre 2019 - 12:09 |

Sésame : quelles perspectives pour la campagne 2019/20 ?

Les récoltes du sésame démarrent dans la plupart des pays d’Afrique de l’Ouest, à l’exception du Bénin et du Sénégal où il faudra attendre encore une quinzaine de jours, avec des premiers échanges. Quelles seront les conditions de commercialisation de cette nouvelle campagne ? A priori, la tendance sera baissière, l’offre devant être supérieure à la demande, souligne le spécialiste n’kalô.

Une offre mondiale abondante

En effet, les prévisions de production de sésame au niveau mondial s’annoncent bonnes voir très bonnes. C’est le cas en Afrique de l’Ouest, à l’exception du Tchad où les pluies abondantes pourraient réduire de 20% la récolte tandis qu’au Nigeria l’importance des pluies également pourrait réduire la qualité et entraver le transport. Au Soudan, qui est devenu le premier producteur de sésame en Afrique, supplantant l’Ethiopie, les prévisions de récolte sont très bonnes. Quant à la Tanzanie et au Mozambique, les récoltes réalisées à partir de mai-juin ont été excellentes. En particulier, en Tanzanie où les difficultés de la noix de cajou (Lire nos informations dans l’onglet cajou) ont incité certains producteurs à se tourner vers d’autres cultures dont le sésame. De même en Inde, les quantités disponibles seraient bien supérieures à la campagne 2018/19 avec une production qui pourrait doubler passant de moins de 200 000 tonnes à 397 000 tonnes en 2019/20. Toutefois, la encore les pluies début octobre ont pu endommager 30% de la récolte indienne. Elle demeurerait toutefois supérieure à la campagne précédente.

La demande chinoise en berne

Face à cette offre abondante, la demande devrait fléchir en Chine, le principal acheteur, représentant la moitié des importations mondiale de sésame. Le ralentissement de l’économie chinoise se traduira par une baisse de la demande. De plus la récolte de sésame en Chine s’annonce elle aussi bonne et les stocks dans les ports sont élevés, aux environx de 150 000 tonnes au début octobre, estime n’kalô.

Ainsi, si les jusqu’à mi-novembre, les prix sur les marchés locaux en Afrique de l’Ouest devraient se maintenir, dès le mois de décembre « l'augmentation de l'offre au niveau bord-champ sera propice à une diminution des prix sur les marchés locaux », indique n’kalô.

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