07 novembre 2017 - 18:15 |

COP23 : l'Afrique veut vérifier l'engagement annuel de $ 100 milliards pour s'adapter aux changements climatiques

La Conférence de l’ONU 2017 sur le changement climatique (COP23) a démarré hier à Bonn, en Allemagne. Présidée par le premier ministre fidjien, Frank Bainimarama, dont le pays est le premier Etat insulaire en développement à occuper cette fonction, cette conférence intervient dans un contexte d’événements climatiques extrêmes et dévastateurs qui ont fait des millions de victimes en Asie, dans les Amériques et les Caraïbes.

 

" Les ouragans toujours plus dévastateurs, les incendies, les sécheresses, les inondations et les menaces sur la sécurité alimentaire causés par le changement climatique et plongeant tant d’êtres humains dans de tels états de souffrance, signifie qu’il n’y a plus de temps à perdre", a déclaré M. Bainimarama, qui remplace le Maroc à la présidence de la conférence sur le climat COP23 lors de la cérémonie d’ouverture."Nous devons préserver le consensus mondial autour des mesures décisives inscrites dans l’Accord de Paris et garder en ligne de mire la partie la plus ambitieuse de cet objectif - limiter l’élévation de la température moyenne de la planète à 1,5°C par rapport aux niveaux préindustriels ", a-t-il ajouté.

 

Dans un bilan publié en marge de la COP23, l'Organisation météorologique mondiale (OMM) a annoncé que 2017 s'apprête à devenir l'année la plus chaude jamais recensée si l'on exclut les années où El Niño a sévi.

 

Différentes initiatives mises en avant

 

Différentes initiatives innovantes sont mises en avant lors de cette COP23 de Bonn, dont une des Nations Unies sur la santé et les petites îles ; une plateforme pour accompagner l’engagement auprès des collectivités locales et des peuples autochtones ; un large plan d’Action pour l’égalité entre les sexes ; sans oublier la montée en puissance du transfert de risque à un niveau mondial dans le but d’offrir une couverture d’assurance à un prix abordable à 400 millions de personnes supplémentaires, pauvres et vulnérables.

 

Par ailleurs, les gouvernements vont également travailler sur ce que l’on peut appeler le « système d’exploitation » de l’Accord de Paris – soit un descriptif complet des méthodes et moyens pour aider tous les gouvernements, soutenus par les acteurs non-Parties, pour atteindre au mieux les objectifs de l’Accord de Paris.

 

L'enjeu africain sont  les financements

 

Pour les pays africains, l'enjeu de la COP23 porte très précisément sur  la question du financement de l'adaptation aux changements climatiques.  Il s’agit de vérifier l’évolution de l’engagement annuel d'un montant de $ 100 milliards à destination des pays en développement d'ici 2020, rappelle le communiqué.

 

La COP24 aura lieu en Pologne l’année prochaine et ouvriront la voie à des révisions à la hausse des plans d’action climat nationaux afin de mieux tenir compte de la science lors de la fenêtre 2019-2020.

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