23 octobre 2017 - 14:30 |

En recevant le Prix mondial de l'alimentation, A. Adesina lance un plan technologique pour 8 filières agricoles

Le lauréat 2017 du Prix mondial de l'alimentation et président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, s'est engagé à consacrer l’argent associé à son Prix à un fonds destiné à soutenir les jeunes agriculteurs et entrepreneurs agricoles africains. "Je m’engage à consacrer les $ 250 000 de ma récompense du Prix mondial de l'alimentation pour mettre en place un fonds entièrement dédié au financement des jeunes Africains actifs dans l’agriculture pour nourrir l'Afrique", a promis Akinwumi Adesina, jeudi 19 octobre, à l’Iowa State Capitol Building de Des Moines, en recevant son prix. "Nous allons nous lever et nourrir l'Afrique."

Rappelons que la BAD s'est engagée à investir $  24 milliards sur les dix prochaines années pour mettre en œuvre sa stratégie "Nourrir l'Afrique". Une stratégie destinée à mettre un terme aux importations alimentaires massives de l’Afrique et à transformer ses économies en ciblant l’agriculture comme moteur majeur de diversification économique et de création d’emplois. Au-delà de son combat à la tête de la BAD, le Prix mondial de l’alimentation tend à le récompenser pour l'ensemble de son engagement en faveur de l'agriculture au cours des deux dernières décennies avec la fondation Rockefeller, l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (Agra) et pour son travail à la tête du ministère de l’Agriculture et du développement rural du Nigeria.

La nouvelle initiative technologique

Akinwumi Adesina a également annoncé, ce même jeudi à Des Moines, le lancement d'une nouvelle initiative de la BAD, les "Technologies pour la transformation de l’agriculture en Afrique" (TAAT, de son sigle anglais). Il s'agit de miser sur le savoir et l’innovation pour déployer à grande échelle les technologies éprouvées à travers l’Afrique.

TAAT cible 8 filière prioritaires: le riz, le manioc, le mil, le sorgho, l’arachide, le niébé, le bétail, le maïs, le soja, l’igname, le cacao, le café, la noix de cajou, l’huile de palme, l’horticulture, les haricots, le blé et le poisson. "La technologie permettra de faire face à la variabilité et aux nouveaux ravageurs et maladies qui vont sûrement survenir avec le changement climatique", a-t-il dit.

Vingt-cinq pays africains ont déjà écrit à la BAD pour dire leur intérêt et leur volonté de participer à TAAT. Quelque 655 actions vont être minutieusement développées dans ce cadre, qui devraient générer près de 513 millions de tonnes de production alimentaire en plus. Par exemple, les entreprises de semences auront des investissements commerciaux régionaux, non plus seulement nationaux, a-t-il dit. "Ce sera révolutionnaire et cela va décloisonner les industries et les marchés régionaux de semences."

TAAT va être mis en œuvre à travers une plateforme centrale d’exécution collective, coordonnée par l'Institut international d'agriculture tropicale (IIAT), avec des centres de recherche agricole nationaux, régionaux et internationaux.

"TAAT est née de cette consultation majeure et regroupe des acteurs mondiaux de l'agriculture : le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale, la Banque mondiale, la FAO, le Fonds international de développement agricole (Fida), le Programme alimentaire mondial (Pam), la Fondation Bill et Melinda Gates, l'Alliance pour une révolution verte en Afrique (Agra), la Fondation Rockefeller et les organismes nationaux et régionaux de recherche agricole" a indiqué le président de la BAD, Akinwumi Adesina.

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