26 janvier 2018 - 12:45 |

La Chronique Matières Premières Agricoles au 25 janvier 2018

La semaine a été dominée par un dollar faible - ce qui est toujours haussier pour les prix des matières premières. Certes, le billet vert a pris un peu de couleur suite au souhait exprimé par le président américain Donald Trump d'un dollar fort, des propos qui étaient en contradiction avec ceux tenus la veille par le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin qui estime qu'un dollar faible est "bon pour les Etats-Unis". Côté Europe, la Banque centrale (BCE) a laissé hier sa politique monétaire inchangée, sans grande surprise, le président de la BCE Mario Draghi laissant le champ libre à l'euro (et donc au franc CFA) pour s'apprécier.

Le Brent s'est nettement apprécié, parti de $ 68,61 le baril vendredi dernier pour atteindre $ 70,53 mercredi et terminer à $ 70,42 hier soir à Londres.

CACAO - CAFÉ -CAOUTCHOUC - COTON - HUILE DE PALME - RIZSUCRE 

CACAO

Une semaine pas de tout repos sur le marché du cacao ! Mercredi, la fève tombait à son plus bas en trois semaines réagissant à la hausse de la livre sterling -sa plus forte hausse en 9 mois face au dollar, ce qui renchérit le coût des transactions sur le marché à terme londonien. Ainsi, Londres a terminé hier soir en baisse par rapport à la clôture vendredi dernier, à £ 1 356 la tonne contre £ 1 380, tandis que New York affiche une hausse sur cette même période, à $ 1 960 la tonne contre $ 1 931..

"Les chiffres nous disent tous la même chose que ce qui nous vient des broyages : les faibles prix fournissent un stimulant à la demande", explique un trader. "Mais il semblerait qu'on ne peut tout de même pas se débarrasser du poids de cet excédent."

Un stimulant à la demande que les chiffres trimestriels, au 30 novembre, du suisse Barry Callebaut reflètent : le leader mondial de la fabrication de chocolat et cacao de haute qualité affiche une hausse de 8% de ses ventes globales, à 532 165 t, dont +3,1% pour ses ventes spécifiquement dans le segment chocolat. En effet, Barry Callebaut se félicite du dynamisme des achats de chocolat de grands groupes comme Nestlé ou encore Mondelez pour confectionner leurs produits finis comme les glaces et confiseries. Toutefois, les recettes de ces ventes ont glissé de 0,7%, à 1,872 milliard de francs suisses ($ 1,96 milliard), soit en-deçà des attentes des marchés financiers qui étaient de Fs. 1,925 milliard. Ces recettes en diminution sont directement liées à la baisse du prix du cacao et d'autres matières premières comme le sucre. Ses volumes de ventes en Europe, Proche Orient et Afrique ont grimpé de 10,3% et de 17,4% en Asie-Pacifique. Dans la région des Amériques, la progression n'a été que de 2,9%. "Un bon démarrage d'exercice pour Barry", a souligné Jean-Philippe Bertschy, analyste chez l'expert financer suisse Vontobel. "Tous les signaux sont au vert pour Barry."

Autre illustration de ce rebond de la demande, les chiffres de broyages en Asie en hausse de 4,2% au dernier trimestre 2017 (lire nos informations ), ce qui vient conforter la hausse de 4,4% en Europe annoncée la semaine dernière. Surtout, sur l'ensemble de l'année 2017, les broyages asiatiques ont progressé de 11,2%, selon la Cocoa Association of Asia. Ceci représente les niveaux les plus élevés depuis 2011.

Côté producteurs, la Côte d'Ivoire a exporté 402 455 t de fèves de cacao sur les trois premiers mois de la campagne 2017/18, en hausse de 28% par rapport à la même période la campagne dernière, selon les chiffres portuaires provisoires. Quant aux produits transformés, les exportations ont progressé de 10,5% sur ces mêmes trois premiers mois, soit d'octobre à décembre, à 112 397 t.

Les arrivages au 21 janvier et ce, depuis le démarrage de la campagne le 1er octobre, ont totalisé environ 1,059 Mt contre 1,083 Mt sur la même période la campagne dernière, selon les exportateurs. L'écart se resserre mais certains estiment que la récolte a atteint son pic et que les volumes devraient commencer à baisser.

Au Cameroun, les exportations de fèves ont baissé de 9,5% entre le début du mois d'août, démarrage de la campagne chez le 5ème producteur mondial de cacao, et le 17 décembre, selon les chiffres officiels. La raison principale seraient la congestion du port de Douala qui bloque les flux. Selon un exportateur, ce blocage serait du aux "casse-têtes administratifs". Rappelons que la production camerounaise oscille, bon an, mal an, entre 230 000 et 250 000 t.

CAFÉ

L'Arabica a terminé la période sous revue à $ 1,2365 la livre (lb) sur le marché à terme de New York, soutenu par un dollar faible ce qui; vendredi dernier, l'Arabica avait terminé à $ 1,2125. Le Robusta, quant à lui, a clôturé à $ 1 763 la tonne hier soir, en hausse par rapport aux $ 1 756 il y a une semaine.

Les facteurs monétaires ont joué pleinement sur ce marché du café cette semaine, notamment sur l'Arabica, la faiblesse du dollar incitant les opérateurs à acheter sur la place américaine tandis que la fermeté du real brésilien a dissuadé les producteurs brésiliens à exporter.

Côté producteurs, parmi les Arabica, le dynamisme du Honduras semble compenser la baisse de l'offre à l'export des autres pays d'Amérique centrale. Quant au Vietnam, sur le segment du Robusta, on a noté quelques ventes cette semaine de la part des producteurs qui anticipent déjà la grande fête du Têt mi-février, ce qui occasionne toujours des frais dans les foyers vietnamiens.

En Colombie, les très fortes pluies et la force de la monnaie locale, le peso, compliquent la récolte et les ventes de café. En effet, si les cours mondiaux des Doux Arabica sont à peu près stables depuis le début de l'année, à $ 1,20 environ la livre, le peso, quant à lui, a grimpé de 4,34% ce qui renchérit le café colombien et heurte sa compétitivité sur les marchés mondiaux. En 2017, le n°1 mondial des Doux Arabica, a produit 14,2 millions de sacs de 60 kg (Ms) d'Arabica lavé, soit à peu près le même volume que l'année précédente.

Pour sa part, la filière éthiopienne reçoit le soutien du grand du café en Italie, Illycafé et Ernesto Illy Foundation, afin de mieux articuler l'ensemble de la chaîne de valeur. L'Ethiopie bénéficiera aussi de leurs conseils et des compétences en matière de trading. Objectif : améliorer la qualité et la quantité du café éthiopien exporté.

Les importations chinoises de café ont baissé de 22,48% sur l'année calendaire 2017, à 65 357 t, selon les statistiques douanières. Son principal fournisseur est l'Indonésie avec 20 663 t, ces volumes ayant fait augmenté de 192,56%, suivie du Vietnam (10 442 t) mais en baisse de 81,4%. A noter le bond du Laos, de l'ordre de 605% même si le pays demeure un fournisseur mineur (3 061 t).

D'Afrique, la Chine a importé du café d'Ethiopie (1 773 t, +32,37%), d'Ouganda (1 241 t, +42,54%), de Tanzanie (633 t, +341,72%), du Rwanda (47 t, +70,11%), du Kenya (93 t, -40,56%).

Côté entreprises, Starbucks a annoncé hier des revenus de $ 2,25 milliards sur son premier trimestre financier. Le géant mondial pourra ainsi distribuer un dividende de 65 UScents par action, soit FCFA 341,46. A titre de comparaison, le prix minimum garanti au producteur en Côte d'Ivoire est de FCFA 750 le kilo. Starbucks qui teste actuellement dans ses magasins de Seattle, son siège social aux Etats-Unis, un système de paiement sans argent, n'acceptant que les cartes bancaires et les paiements mobiles.

CAOUTCHOUC

En dépit de la hausse des importations chinoises de caoutchouc et de la politique de restriction des exportations engagées par les trois principaux pays producteurs depuis le 10 janvier, les cours du caoutchouc ne parviennent pas à remonter et sont loin aujourd’hui du niveau atteint à la même période en 2017 à environ 300 yens le kilo. Les cours qui avaient clôturé vendredi dernier en baisse sur le Tokyo Commodity Exchange (Tocom) à 209,2 yens ($1,89) le kilo ont à nouveau chuté cette semaine. Après trois séances consécutives de baisse, ils ont clôturé jeudi à 203,7 yens ($1,87) le kilo. Même tendance sur le marché de Shanghai où les cours sont passés de 14 065 yuans la tonne à 13 835 yuans ($2 189) la tonne. Des cours affectés par l’appréciation du yen face au dollar.

Reprise des importations de caoutchouc naturel de la Chine, qui ont progressé de 11,67% en 2017 pour atteindre 2 793 316 tonnes, selon les chiffres des douanes chinoises. La Côte d’Ivoire a exporté 21 300 tonnes de caoutchouc vers la Chine, en retrait de 37% par rapport à 2016. Le Nigeria a exporté 1 552 t., le Cameroun 1 407 t. , le Libéria 628 t., et le Ghana 68 t.. Quant aux importations de caoutchouc synthétiques de la Chine, elles se sont élevées à 4 362 768 tonnes, en hausse de 31,88% par rapport à 2016.

En Inde, après avoir affronté des vents contraires durant deux années, l’industrie nationale des pneumatiques devrait clôturer l’exercice fiscal sur une note positive estime Onkar S Kanwar, président d'Apollo Tyres. Selon l’agence de notation Icra, la croissance des volumes devrait se situer entre 7 et 8%. « La reprise des activités d'infrastructure maintient le marché haussier et la GST a transformé l'Inde en un marché unique. En termes de volume 2018 sera une bonne année pour le marché des pneus », a déclaré Onkar S Kanwar ajoutant que les droits antidumping sur les pneumatiques chinois avaient bénéficié au secteur. En outre, selon l’agence Icra, après une croissance de 27,5% en 2017, les exportations de pneumatiques devraient augmenter de 10% en 2018.

Au Vietnam, Vietnam Rubber Group (VRG) procédera à son introduction en bourse sur le 2 février avec plus de 475 millions d’actions dans une première étape, représentant 11,88% de son capital social (40 000 milliards de dongs), à un prix de départ de 13 000 dongs par action. VRG devrait aussi céder 48,9 millions d’action à ses salariés (ESOP) et 830 000 actions au syndicat. L’Etat restera majoritaire à hauteur de 75% du capital. VRG gère plus de 410 000 hectares d’hévéa, dont 90 000 ha au Cambodge et 28 000 ha au Laos. Elle détient 40 usines et ateliers de transformation, d'une capacité totale de 354 000 tonnes de latex par an. VRG a réalisé un chiffre d’affaires de 19 trillions dongs ($840 millions) et un bénéfice net de 3,6 trillions dongs ($159 millions) en 2017.

COTON

Les cours du coton ont perdu du terrain cette semaine après avoir gagné 2,1% la semaine dernière dans une douzième séance hebdomadaire de hausse pour clôturer vendredi dernier à 83,42 cents la livre. Jeudi, les cours s’établissaient à 81,88 cents la livre, les investisseurs prenant leurs bénéfices. Cependant, la position longue des investisseurs est toujours record et le volume des achats non fixé toujours important.

Cotlook, dans ses dernières estimations publiées le 25 janvier, a révisé à la hausse ses prévisions de production et de consommation mondiale de coton. Pour la production, elle gagnerait 301 000 tonnes supplémentaires à 26,127 millions de tonne (Mt) avec une hausse notamment en Chine et au Pakistan tandis que la consommation grimperait à 25,803 Mt, soit 235 000 tonnes de plus par rapport à son estimation de décembre, en raison d’une croissance considérable en Chine.

La Chine a importé 100 415 tonnes de coton en décembre 2017, en baisse de 29,77%, et 1 156 168 tonnes sur l’ensemble de l’année 2017, en hausse de 28,79% par rapport à 2016, selon les chiffres des douanes chinoises (cf. nos informations). Quant aux importations de fils, elles se sont élevées à 1 872 020 tonnes sur 2017, soit sensiblement le même niveau qu’en 2016. Les principaux fournisseurs sont le Vietnam, l’Inde et le Pakistan.

En Inde, l’Etat du Maharashtra, deuxième plus grand producteur de coton du pays, a réduit ses prévisions de production de fibres de 37% par rapport aux prévisions de septembre en raison d’une baisse des rendements causée par une infestation de ravageurs. La production du Maharashtra devrait tomber à 6 millions de balles (170 kg) pour la campagne de commercialisation 2017/18, qui a débuté le 1er octobre, a indiqué une source gouvernementale à Reuters. En 2016/17, l’Etat avait produit 10,7 millions de balles. Le Maharashtra représente généralement plus du quart de la production indienne, que le gouvernement a estimé à 37,7 millions de balles pour la campagne de commercialisation en cours.

Les exportations de coton de l'Inde pourraient tomber à 5 millions de balles, soit près d'un quart de moins que les estimations précédentes, a déclaré Atul Ganatra, président de la Cotton Association of India.

A Oman, le groupe indien ShriVallabh Pittie Group (SVP), un des leaders mondiaux dans la fabrication du fil de coton, va investir, via sa filiale SV Pittie Sohar Textiles FZC LLC, $300 millions pour une usine de fabrication de fils situé dans la zone franche adjacente au port de Sohar sur 27 hectares.

En Afrique de l’Ouest, l’année 2017 a été excellente pour les producteurs de coton de la zone franc. Ils ont bénéficié de bons prix en FCFA, d’une hausse de la production et d’une demande soutenue (cf. nos informations).

La Côte d’Ivoire est devenue en 2017 le premier partenaire commercial africain du Vietnam grâce à une forte progression de ses exportations de noix de cajou et de coton (cf. nos informations).

Le Bénin a remis au goût du jour l’assurance mutuelle agricole, quelque 350 000 producteurs de coton devraient en bénéficier (cf. nos informations).

Le Mali serait en bonne voie pour atteindre 725 00 tonnes de coton en 2017/18 (cf. nos informations).

HUILE DE PALME

La force du ringgit, qui a gagné 17% depuis le début de l’année, a mis fin à la reprise des cours de l’huile de palme constatée en début de semaine suite au déclin de la production de la Malaisie en janvier, de l’ordre de 17% sur les vingt premiers jours selon Malaysia Palm Oil Association. Après avoir enregistré une baisse de 3% la semaine dernière avec une clôture vendredi à 2445 ringgits ($621,19) la tonne, les cours ont clôturé jeudi à 2493 ringgits ($641,86) la tonne. Au facteur monétaire s’ajoute une demande toujours timide, les exportations du 1er au 25 janvier ayant chuté de 7% selon ITS.

La décision du Parlement européen la semaine dernière d’éliminer l’huile de palme dans les biocarburants en Europe à l’horizon 2021 (cf. notre précédente chronique) sera difficile à appliquer selon certains analystes. Pour Tungkot Sipayung, directeur exécutif Palm Oil Agribusiness Strategic Policy Institute, a déclaré que l'élimination progressive de l'huile de palme signifierait que l'Europe devrait trouver une alternative, probablement l'huile de soja des Etats-Unis et d'Amérique du Sud, précisant « Ils ont donc besoin de trois millions de tonnes supplémentaires de soja par an pour remplacer l’huile de palme, ce qui signifie que six millions d'hectares de forêt tropicale au Brésil devraient être convertis en plantations de soja pour répondre à cette demande croissante ». De son côté, l’analyste James Fry a déclaré qu'il serait difficile pour l'Union européenne de supprimer l'huile de palme puisque les huiles végétales alternatives sont plus coûteuses.

Côté entreprise, le géant de l'alimentation et des boissons PepsiCo a suspendu les achats d'un de ses fournisseurs d'huile de palme - Indofood Agri Resources (IndoAgri) - suite à une enquête menée en 2016 par Rainforest Action Network (RAN), le groupe de défense des droits des travailleurs indonésiens OPPUK et le Forum international des droits des travailleurs basé à Washington, sur ses plantations en Indonésie. Elle avait constaté de graves violations du droit du travail avec notamment le travail des enfants, des bas salaires, un manque de protection de la santé et de la sécurité. Si IndoAgri a pris des mesures pour traiter les plaintes, PepsiCo a déclaré qu'elle avait décidé de suspendre ses relations «dans l'attente de progrès et de visibilité supplémentaires sur les questions». IndoAgri est une filiale du fabricant indonésien de produits alimentaires Indofood, qui produit les collations de PepsiCo en Indonésie dans le cadre d'un partenariat de coentreprise.

RIZ

Le marché du riz en Asie a fortement grimpé cette semaine. En Inde, les cours ont atteint un plus haut de 6 ans et demi propulsés par une forte demande en provenance d’Asie et d’Afrique tandis qu’en Thaïlande et au Vietnam, les prix progressent aussi.

En Inde, le riz étuvé 5% a bondi de $12 à $444-$448 la tonne, soit son plus haut niveau depuis septembre 2011. «Le marché s'attend à plus d'achats de l'Indonésie et des Philippines tandis que le Bangladesh et les pays africains ont été également très actifs sur le marché achetant principalement en Inde», a déclaré un exportateur basé à Kakinada, Andhra Pradesh. L'offre excédentaire dans tous les pays exportateurs s'est épuisée et pourrait faire grimper les prix de 10 à 15 dollars dans les semaines à venir, a indiqué l'exportateur.

Les Philippines et l’Indonésie devrait acheter davantage de riz dans les mois à venir pour constituer des stocks. D’ores et déjà, l’agence indonésienne d’Etat Bulog a acheté la semaine dernière environ 346 000 tonnes de riz dans le cadre d'un appel d'offres international en provenance du Vietnam, de la Thaïlande, du Pakistan et de l'Inde tandis que le Bangladesh a approuvé l'achat de 100 000 tonnes de riz étuvé dans un appel d'offres national, a annoncé jeudi un responsable du ministère de l'Alimentation.

Au Vietnam, le Viet 5% a grimpé à 450 dollars la tonne, son plus haut depuis plus de trois ans, contre $420-$430 la semaine dernière, alors que les stocks sont bas et la nouvelle récolte prévue que pour fin février-début mars. Le marché table également sur des accords avec les Philippines, qui prévoient d'importer 250 000 tonnes pour reconstituer leurs stocks.

En Thaïlande, le Thaï 5% a atteint un sommet depuis juin 2017, à $440 $ 448 contre $415-$420 $ la semaine dernière. « L'Indonésie a acheté environ 120 000 tonnes de riz à la Thaïlande et il est question de 150 000 tonnes supplémentaires", a déclaré un négociant basé à Bangkok.

SUCRE

Malgré un démarrage de la semaine en hausse, dynamisé par l'envolée des achats spéculatifs vendredi, le sucre roux a terminé la période sous revue à 13,24 cents la livre (lb) sur le marché à terme de New York, quasiment inchangé par rapport aux 13,25 à la clôture vendredi dernier. Même scénario sur le sucre blanc qui cotait hier soir à Londres $ 353,80 la tonne contre $ 353,50 il y a une semaine.

Aux mêmes causes les mêmes effets : l'abondance de sucre au niveau mondial pèse sur les cours et cette semaine ne fait pas exception. Le marché a accordé à peine d'attention aux chiffres du Brésil montrant une baisse des broyages de la canne à sucre et de la production d'éthanol dans la région centre-sud sur les quinze premiers jours de janvier. Et pour cause ! La progression des récoltes en Thaïlande et en Inde et les perspectives laissent augurer de volumes encore plus plantureux, ce qui va venir s'ajouter à l'excédent mondial déjà conséquent.

Les importations chinoises de sucre ont baissé de 25,2% sur l'année calendaire 2017, à 2 290 495 tonnes (t), selon les statistiques douanières. D'Afrique, le géant a importé 62 413 t d'Afrique du Sud, 1 167 t de l'île Maurice et 1 326 t d'Egypte. A noter que la Chine a exporté 61 t de sucre vers le Bénin l'année dernière.

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