29 mars 2017 - 09:15 |

Le Nigeria renforce encore son protectionnisme sur le segment tomate

Le gouvernement du Nigeria a franchi un pas supplémentaire (lire nos informations) dans le dossier tomate avec l'interdiction d'importer de la purée, de la poudre ou du concentré destinés au commerce de détail, ainsi que des conserves et préparation de tomates dans le vinaigre et autres acides acétiques, a annoncé lundi le ministère de l'Industrie du Commerce et des investissements. 

Ceci dit, le document du ministère intitulé "Implementation of the tomato sector policy", que s'est procuré This Day, souligne que sur le concentré de tomates et autres concentrés -sans préciser si c'est à destination du commerce de détail, donc, a priori, celui qui est destiné comme matières premières à l'industrie- verraient  leur taxe à l'importation passer des 5% actuellement, à 35%, avec des hausses par la suite de 5% puis de 10% afin d'atteindre les 50%. Une taxe additionnelle de $ 1 500 par tonne est également instaurée sur le concentré de tomates et autres concentrés.

D'autre part, le document obtenu parThis Day fait état des restrictions supplémentaires à l'importation de concentré de tomates via les ports afin de contrer des abus constatés dans l'interprétation du schéma de libéralisation du commerce au sein de la Cedeao.

Objectif ? Raviver la filière tomate mais aussi réduire l'utilisation de devises. Car, selon certains opérateurs de la filière, les importations de purée de tomate représenteraient $ 170 millions par an et $ 50 millions sur le seul triple concentré.

Ainsi, les industries de production et de transformation de tomates sont éligibles aux incitations à l'investissement gérées par le Nigeria Investment Promotion Commission (NIPC). Entre autres mesures, l'équipement de serres est incorporé dans la catégorie des équipements agricoles afin de bénéficier d'un droit de douane zéro à son entrée sur le territoire.

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