30 octobre 2019 - 12:38 |

CBN finance 9 nouvelles usines d’égrenage au Nigeria

La Banque centrale du Nigéria (CBN) a signé hier à Abuja avec plusieurs associations de coton un protocole d’accord sur 19,2 milliards de nairas ($ 53,3 millions) afin de financer la construction de neuf usines d’égrenages dans le pays, rapporte Premium Times, suite à l’annonce du gouverneur de la Banque centrale du Nigeria, Godwin Emefiele.

Parmi les signataires se trouvent Cotton Association of Nigeria, Ginners Association of Nigeria et Nigerian Textile and Garment Manufacturer Association. On retrouve également les administrations des forces armées, de police, des institutions paramilitaires et d’autres nécessitant la confection d’uniformes.

Cet accord permettra de rééquiper les usines et d’améliorer leur capacité de production : «Nous améliorons les liens entre les producteurs de coton et les usines d’égrenage en veillant à ce que celles-ci puissent extraire le coton de haute qualité produit par ces agriculteurs. Le même soutien sera accordé aux entreprises du textile et du vêtement », peut-on lire.

Il est à noter que CBN a créé en mai dernier un Comité de mise en œuvre de la relance textile au Nigeria (de son sigle anglais TRIC) composé de divers ministères fédéraux et de gouvernements de plusieurs Etats. L’objectif est de relancer 20 firmes textiles à la fin de l’année 2019 et un total de 50 à l’issue des trois prochaines années. Les Etats veulent aussi disposer de centrales électriques dans les zones industrielles de traitement du coton. Une mesure qui conduirait à améliorer la productivité, réduire les coûts d’exploitations et permettrait de raviver les entreprises dans la chaine de valeur coton-textile.

Rappelons que le TRIC apporte son appui aux services douaniers nigérians dans le cadre de la lutte contre la contrebande des produits textiles qui priverait le Nigéria de $ 2 milliards de recettes chaque année. En outre, CBN aide 100 000 producteurs nigérians à travers son programme Anchor Borrowers (lire notre information).

Avant la fermeture des frontières, le pays importait annuellement 115 milliards de nairas ($ 319 millions) de fibre de coton.

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