Un bon cocktail pour le coton africain en 2018/19 ?

 Un bon cocktail pour le coton africain en 2018/19 ?
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Les producteurs africains pourraient à nouveau connaître une excellente année cotonnière après celle de 2017 (cf. nos informations).

En effet, alors que la production de l’Afrique de l’Ouest devrait progresser cette année, le Comité consultatif international du coton (CCIC) a revu début septembre à la hausse son estimation des prix internationaux du coton à 88 cents la livre en 2018/19 contre 87 cents la livre en août, et ce en dépit des incertitudes sur les politiques commerciales.

Pourquoi ? Les stocks mondiaux de coton baisseraient de 10% à 16,91 millions de tonnes (Mt), soit leur niveau de 2011/12. Une baisse des stocks consécutive à une dimunution de 3% de la production mondiale- avec des récoltes moins abondantes en Chine, aux Etats-Unis et en Inde –  et à une hausse de 3% de la consommation mondiale. Le campagne cotonnière 2018/19 serait ainsi déficitaire de 1,8 Mt.

La Chine est encore au cœur de cette conjoncture. En effet, si la progression des stocks hors Chine ne devrait que très légèrement se ralentir en 2018/19 après une augmentation de 24% en 2017/18, ils vont considérablement se réduire en Chine. « De mars à août 2018, la réserve d’État chinoise a vendu plus de 2 Mt de fibres, réduisant les stocks à environ 8,6 Mt. Si la production et la consommation restent aux niveaux actuels prévus, la campagne 2018/19 devrait encore réduire les stocks en Chine à 6,6 Mt, soit une baisse de 23% » observe le CCIC. Une réduction des stocks qui pourrait faire un appel d’air en faveur des importations.

Une production de coton en hausse en Afrique

Une augmentation anticipée des prix alors que la production d’Afrique de l’Ouest devrait progresser cette année de 11,4% en 2018/19 à 3 millions de balles pour les cinq pays évalués par le département américains de l’Agriculture (USDA) à savoir le Burkina Faso, le Mali, le Sénégal, le Tchad.

Une progression surtout imputable au Mali avec une hausse de 3,5% des superficies emblavées et de 1,1% de la production mais aussi au Burkina Faso, après une campagne 2017/18 difficile – baisse des rendements, attaques des ravageurs – et malgré une stagnation des superficies emblavées. En revanche, en dépit de la privatisation partielle de la CotonTchad et l’entrée d’Olam (cf. nos informations), la reprise ne sera pas au rendez-vous pour cette campagne.

Estimation de la production cotonnière en Afrique de l’Ouest

Source : USDA

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