13 mars 2020 - 11:00 |

L'euro joue en défaveur de la noix de cajou ouest-africaine, selon n'kalô

La campagne anacardière monte en puissance en Afrique de l'Ouest. Au Nigeria, au Bénin, au Ghana ou encore en Guinée, l'activité s'intensifie :  on va bientôt atteindre les pics de production et les volumes augmentent, souligne n'kalô dans sa dernière lettre hebdomadaire parue aujourd'hui.

En revanche, le marché en Côte d'Ivoire tourne toujours au ralenti mais les récoltes s'intensifient tandis qu'au Burkina Faso, on constate des volumes "beaucoup moins importants que d'habitude" comme au Mali où la commercialisation "reste calme" et "l'affluence des acheteurs étrangers est faible." Après un début timide, la campagne de commercialisation au Sénégal s'intensifie comme en Guinée-Bissau.

Sur le marché international, "la demande reste inférieure à l'offre et les prix continuent de baisser", rapporte n'kalô. "Pour les producteurs d’Afrique de l’Ouest, la situation va être d’autant plus difficile que le cours de l’euro face au dollar US est en train de remonter et que la conversion des contrats d’exportation en francs CFA/kg va favoriser une légère baisse des prix en monnaie locale. "

En outre, la concurrence est rude. "Du côté des concurrents de la noix de cajou, le prix de l’amande californienne est passé sous les 2 USD/lb FOB US, autant dire que malgré la baisse des prix, la noix de cajou n’est toujours pas le fruit à coque le plus compétitif du marché", selon l'analyste Pierre Ricau chez n'kalô.

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