10 mai 2019 - 17:23 |

Révision à la baisse de la production de cajou en Côte d'Ivoire

Rebelote. Cette année encore l’écoulement du cajou rencontre des difficultés en Côte d’Ivoire. Tout d’abord, le directeur général du Conseil-coton-anacarde (CCA), Adama Coulibaly, a annoncé hier à Abidjan, une révision à la baisse de la production d'anacarde.  Alors qu’une production de 800 000 tonnes était attendue pour la campagne 2019, elle est désormais revue à 730 000 tonnes. Une révision consécutive   à « des problèmes de pluviométries » selon le CCA. Adama Coulibaly a précisé que le marché était lent par rapport à l’année dernière, en raison d’un manque de financement et de la réticence des acheteurs vietnamiens et indiens (voir Quand cessera l'effondrement du prix des noix de cajou ?). Ajoutant que le 6 mai, le total des achats de noix de cajou s'élevait à 371 531 tonnes, contre 530 977 tonnes l'année dernière sur  la même période.

En outre, le prix CAF (Coût, assurance, frêt) qui s’élève à $ 1 300 (FCA 759 832 ) la tonne n'est pas respecté, de nombreux contrats étant signés en dessous de cette valeur. « Comment quelqu’un qui achète à FCFA 375 le kilo (prix bord champ homologué par l’Etat ivoirien) peut signer un contrat de $ 1 000 (FCFA 584 515) la tonne, ce n’est pas possible ». Face à cette situation, le CCA a décidé de suspendre toute opération d'empotage de noix de cajou brutes destinées à l'exportation sur une  durée de dix jours (du 30 avril au 10 mai), le temps d’envoyer des équipes aller vérifier les contrats déjà signés des 102 magasins exportateurs du pays.

Outre, la volonté de faire  respecter le prix plancher, le CCA a également signé en mars dernier un accord pour l'achat de 200 000 tonnes avec le groupe vietnamien T&T  avec des premiers résultats (voir Premiers achats de cajou dans le cadre du contrat avec le vietnamien T&T). Rappelons aussi que le pays a pour ambition de transformer 130 000 tonnes de noix de cajou cette année.

 

 

Publicité

Votre publicité sur notre site

En savoir +