La Chronique Matières du Jeudi (01/06/2017)

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Les bons chiffres de l'emploi aux Etats-Unis ont fait reprendre des couleurs au billet vert en cette fin de semaine alors que sur les marchés à termes de matières premières, les opérateurs ont "rollé", vendant leurs positions pour se porter sur les échéances suivantes.

CACAO

Si la fève a fortement rebondi en début de semaine, enregistrant une hausse de près de 6% mardi, sa plus forte hausse en une seule séance depuis août 2012, et encore hier en se tenant bien, le cacao est reparti à la baisse, terminant hier soir, à la clôture du marché à terme de Londres, en chute de £ 47 la tonne, à £ 1 536. Même tendance à New York où le cacao termine à $ 1 980, ayant perdu $ 68 sur la journée. Cependant, depuis vendredi dernier, Londres cotant alors £ 1 495 et New York $ 1 911, le cacao a gagné en valeur.

Un marché qui s'inquiète quelque peu de la situation politique en Côte d'Ivoire mais dont les éventuels effets sur les cours seraient compensés par l'annonce mercredi  par l'Organisation internationale du cacao (ICCO) d'un excédent accru à venir. Ainsi, par rapport à ses prévisions publiées en janvier, l'ICCO estime  maintenant que la production sur la campagne actuelle 2016/17 sera encore plus élevée (+140 000 t, à 4,69 Mt dont 1,9 Mt en Côte d'Ivoire et 950 000 t au Ghana) face à une consommation beaucoup mois dynamique (+21 000 t, à 4,26 Mt, dont +10 500 t en Espagne et +10 000 t au Ghana), laissant un excédent important (382 000 t contre 264 000 t estimé précédemment) et de lourds stocks de fin de campagne (lire nos informations).

Toutefois, la publication par la Côte d'Ivoire de ses chiffres de ventes par anticipation -des volumes supérieurs à ce à quoi s'attendait le marché, rapporte Reuters– a permis au marché de souffler. Au 26 mai, il serait question de 940 000 t déjà prévendues avec pour objectif 1,2 Mt d'ici fin septembre (lire nos informations).

Le Ghana, quant à lui, ne devrait pas abaisser son prix garanti au planteur sur la campagne intermédiaire, comme l'a fait la Côte d'Ivoire le 1er avril dernier, en l'abaissant sévèrement de 36%. Ce qui conduit, généralement, à d'importants passages frauduleux de fèves au-delà des frontières. On va pouvoir tester si le renforcement des contrôles aux frontières portent ses fruits.

L'Indonésie a annoncé hier réduire à zéro pourcent la taxe à l'exportation de fèves de cacao en juin contre 5% en mai. Cette baisse est liée à ce que le prix de référence en Indonésie est attendue plus faible ce mois de juin.

CAFÉ

L'Arabica a terminé hier soir, sur le marché à terme de New York, à $ 1,2915 la livre, tandis que le Robusta à Londres glissait à $ 2 010 la tonne, tous deux en baisse.  Vendredi dernier, ces deux marchés clôturaient à $ 1,312 et $ 1991, respectivement.

Sur les marchés asiatiques, la situation est contrastée. Au Vietnam, la prime sur Londres n'a été que de $ 20 cette semaine contre $ 30-40 la semaine dernière pour son Robusta Grade 2 5% grains noirs et brisures. A noter qu'en terme de volumes, sur mai, les exportations ont baissé à 120 000 t contre 135 000 t en avril ; les autorités s'attendent à exporter entre 90 000 et 120 000 t en juin. Rappelons que le département américain de l'Agriculture (USDA) a révisé à la baisse ses estimations  de production au Vietnam sur cette campagne, à 26 Ms contre le chiffre de 26,7 Ms avancé précédemment. Toutefois, il entrevoit une récolte en hausse de 10% sur 2017/18, à 28,6 Ms.

Chez le rival indonésien, le café s'est vendu cette semaine avec une décote de $ 40 contre $ 20 à $ 30 la semaine dernière pour son Robusta Grade 4, 80 défauts.

Un marché plutôt morne avec une météo assez bonne au Brésil, premier producteur mondial, une production en hausse en Colombie et en Amérique centrale et un marché calme en terme de transactions physiques.  Ce qui a conduit les analystes de Citigroup Global Markets à réduire de 6 cents leurs prévisions de prix moyen pour l'Arabica sur cette année, à $ 1,46 la livre, et de 4,7%, à $ 1,62/lb pour 2018. Ceci dit, Citigroup estime toujours le déficit mondial caféier à près de 3 millions de sacs de 60 kg (Ms) sur la campagne 2017/18.

Côté Arabica, les exportations du Honduras ont bondi de 51,2% en mai par rapport à l'année dernière, à 1,09 millions de sacs de 60 kg (Ms). Les exportations cumulées depuis le début de la campagne, soit d'octobre à mai, ont totalisé 5,02 Ms, en hausse de 34%. L'Institut du café (Ihcafe) s'attend à atteindre 7,2 Ms sur l'ensemble de la campagne, ce qui serait une progression de 40% en volume sur 2015/16 (5,1 Ms).

Le Costa Rica enregistre, quant à lui, une hausse de 6% de ses exportations en mai, à 182 180 sacs, selon son institut Icafe. Toutefois, depuis le début de la campagne, en octobre, les exportations sont en baisse de 15% environ, à 707 556 sacs.

Les exportations de Robusta de Sumatra, en Indonésie, ont plus que triplé au mois de mai par rapport à il y a un an, à 16 798 contre 4 637 t. En avril, ses expéditions étaient de 11 495 t.

L'Organisation internationale du café a annoncé mercredi des exportations de café en baisse de 5,3% en avril par rapport à avril 2016, à 9,54 Ms. Toutefois, sur les 7 premiers mois de la campagne 2016/17 (octobre/septembre), les exportations sont en hausse de 3,1%, à 69,51 Ms.

Côté entreprises, la maison de négoce  Louis Dreyfus a nommé hier Marcus Rei à la tête de son département café. Il dirigeait, auparavant, le département graines oléagineuses chez Dreyfus.

CAOUTCHOUC

Semaine noire pour les cours du caoutchouc, qui n’ont cessé de s’affaiblir pour finir à un creux de six semaines mercredi. Ils ont clôturé à 202,5 yens  ($1,83) le kilo pour le contrat de novembre.  Le Tokyo Commodity Exchange (Tocom) a été sous pression après la diffusion d’une rumeur sur le marché de Shanghai que le gouvernement chinois pourrait vendre ses réserves de caoutchouc pour les remplacer par de nouvelles a indiqué Jiong Gu, analyste chez Yutaka Shoji Co. Sur le marché de Shanghai, qui a ouvert mercredi après deux jours de fermeture, le contrat de septembre a plongé de 1 060 yuans pour terminé à 12 510 yuans ($ 1 835) la tonne, soit son plus bas depuis novembre 2015. Une forte liquidation, alimentée également par des ventes spéculatives, en dépit de la publication de bonnes données sur l’économie chinoise. Sur le mois de mai, les cours du caoutchouc ont cédé environ 12%.

Les stocks dans les entrepôts du  Tocom au 20 mai se sont établis à 1 290 tonnes, contre 1 490 tonnes au 10 mai, en baisse de 85% par rapport à l’année précédente. En dépit d’un faible niveau des stocks dans les entrepôts du Tocom, l’offre de caoutchouc tant au Japon que dans le reste de l’Asie n’est pas tendue, estime Hiroyuki Kikukawa, directeur général de recherche chez Nissan Securities. 

En Côte d’Ivoire, les exportations de caoutchouc naturel ont fait un bond de 30% sur les quatre premiers mois de 2017, atteignant 203 581 tonnes (t) contre 156 480 t sur la même période en 2016 (lire nos informations).

COTON

Les cours de coton pour le contrat de juillet se sont stabilisés après les fortes hausses de mi-mai où les cours ont gagné 14% en trois séances. Mercredi soir, le contrat de juillet a clôturé en baisse à $76,98 cents la livre et celui de décembre à $72,79 cents la livre. Les prix du contrat de juillet ont chuté d’environ 12% depuis la mi-mai où ils ont touché un sommet de près de trois ans à $87,18 cents la livre. Les yeux sont maintenant rivés sur la prochaine récolte et sa taille. Aux Etats-Unis, les statistiques publiées mardi ont montré que 63% des cultures de coton avaient été récoltées au 28 mai, contre 52% la semaine dernière. La récolte pour l’instant se présente donc bien. Même tendance en Inde où la mousson devrait être normale pour la première fois depuis un certain temps.

Contrairement aux estimations du département américain de l’Agriculture (USDA) et du Comité consultatif international du coton (CCIC), l’analyste Cotlook, estime dans sa dernière estimation de la campagne 2017/18 que les stocks de clôture devraient légèrement s’apprécier à plus 44 000 tonnes. Le mois dernier, il estimait que les stocks baisseraient de 47 000 tonnes. En cause la forte hausse de la production, en particulier aux Etats-Unis. « La production mondiale de coton brut devrait augmenter de 1,78 million de tonnes (environ 8%) lors de la prochaine campagne, à 24, 494 Mt, les agriculteurs réagissant aux prix généralement élevés et aux bons rendements obtenus lors de la campagne actuelle (2016/17) », indique Cotlook. Quant à la consommation, elle ne devrait progresser que de 1,8% à 24,450 Mt.

La Chine augmentera ses importations en provenance des Etats-Unis dans de nombreux secteurs dont les produits agricoles, l’énergie et les équipements de haute technologie, a annoncé jeudi le ministère du Commerce. Dans un rapport de recherche sur les relations économiques et commerciales entre la Chine et les Etats-Unis, le ministère note le potentiel de croissance des exportations américaines vers la Chine dans un contexte où les importations totales de la Chine devraient atteindre $8 trillions au cours des cinq prochaines années. La Chine souhaiterait augmenter les importations de produits agricoles, comme le soja et le coton, en provenance des Etats-Unis et accélérer les négociations en matière de traçabilité, d’inspection et de quarantaine pour l’entrée du bœuf américain sur le territoire chinois. Les produits agricoles font partie des principales exportations américaines vers la Chine, un secteur où les Etats-Unis maintiennent un excédent commercial avec la Chine.  Après le Canada, la Chine est le plus grand marché d'exportation pour les produits agricoles américains, ainsi que le plus grand marché d'exportation pour le soja et la deuxième plus grande destination d'exportation pour le coton. En 2016, la Chine a acheté 83,23 millions de tonnes (Mt) de soja, dont les importations en provenance des États-Unis représentaient 40,7 % du total, tandis que le coton américain représentait 29,4% des importations totales de coton en Chine.

L’Union européenne est depuis le 31 mai membre du Comité consultatif international du coton (CCIC/ ICAC en anglais). Si l’UE (Espagne-Grèce) est le onzième producteur mondial de coton et sixième exportateur mondial, c’est surtout au niveau de la consommation que l’adhésion de l’UE est significative. En effet, l’UE est le premier marché mondial pour le textile.

En Côte d’Ivoire, les exportations de coton ont reculé de 25% sur les quatre premiers mois de 2017, atteignant 159 450 tonnes contre 212 242 tonnes sur la même période en 2016 (lire nos informations).

HUILE DE PALME

Les cours de l’huile de palme sont sur une pente descendante cette semaine, affichant quatre séances consécutives de baisse, surtout affectés par l’appréciation du ringgit et la faiblesse de l’huile de soja.

Le géant malaisien Sime Darby estime que les prix de huile de palme devraient se situer au-delà de 2 500 ringgits ($584) la tonne sur les six prochain mois. En présentant ses résultats trimestriels en hausse (cf. ci-dessous), Mohd Bakke Salleh, directeur général,  a déclaré « Pour le mois prochain, nous pensons que la tonne d’huile de palme brute se situera entre 2 600et 2 800 ringgits e. Nous ne pensons pas que le prix tombera en dessous de 2 500 ringgits, au moins pour les six prochains mois ».

En Indonésie, les exportations d’huile de palme et de palmiste ont progressé de 4% en avril par rapport à mars à 2,57 millions de tonnes (Mt), selon la Palm Oil Association (Gapki). Par rapport à avril 2016, elles augmentent de 23%. Sur les quatre premiers mois, elles ont atteint 10,7 Mt contre 8,7 Mt sur la même période en 2016. Les stocks reculent à 800 000 tonnes. « Les exportations ont augmenté en raison de la forte demande sur le marché mondial. Il est indéniable que le besoin d'huile de palme est réel en dépit  des campagnes négatives des pays rivaux », a déclaré mercredi le secrétaire général de Gapki, Togar Sitanggang. Le secrétaire général fait notamment référence à l’Union européenne et à la résolution du Parlement européen sur l’huile de palme indonésienne. Il a précisé d’ailleurs que cette résolution n’avait pas d’impact sur les exportations, qui progressaient depuis mars 2017. Sur le mois d’avril, la demande européenne a progressé de 8%.

En Malaisie, les exportations d’huile de palme en mai affichent une croissance de 16% selon Interleck Testing Services et de 15,4% pour SGS.

Côté entreprises, le malaisien  Sime Darby a affiché un bénéfice net en hausse de 5,4% au troisième trimestre (qui prend fin au 31 mars) à 699 millions ringgits malaisiens (€145 millions). Le chiffre d’affaires s’établit à MYR 12,5 milliards (+22,5%). Sur les neuf premiers mois de l’année, le groupe enregistre un bénéfice net de MYR 1,8 milliard, en hausse de 40% par rapport à la même période une année auparavant. « Les résultats annuels du groupe pour l'exercice 2017 ont été largement soutenus par des prix plus élevés de l'huile de palme brute (CPO), en moyenne à MYR  2 861 la tonne  au cours des neuf premiers mois contre à MYR 2 113 la tonne pour la même période l'année dernière . La stabilisation des prix du charbon ainsi que l'activité accrue dans le secteur de la construction en Chine et en Malaisie ont servi de catalyseurs pour la division industrielle. Malgré le resserrement de la réglementation et la hausse des coûts d'importation, nous sommes encouragés par la performance de la division Motors, grâce à une demande accrue sur les principaux marchés », a indiqué Mohd Bakke Salleh. Plus spécifiquement sur la division plantation, qui contribue à environ 60% des revenus du groupe, le bénéfice avant impôt et taxe (PBIT) a été multiplié par près de 8 à MYR 732 millions au 3ème trimestre 2017 par rapport au 3ème trimestre 2016. Un saut imputable, selon Sime Darby, à une amélioration de la  gestion des coûts et  de la productivité,  à une meilleure production  de grappes de fruits frais (FFB)  en Malaisie, en Indonésie et en Papouasie-Nouvelle-Guinée et  à la hausse des prix de l’huile de palme, qui sont 40% plus élevés.

RIZ

La forte demande des principaux pays importateurs a entraîné une poussée des prix asiatiques du riz tant au  Vietnam qu’en Thaïlande et en Inde.

Au Vietnam, le Viet 5% s’est élevé  à $390  la tonne, son plus haut depuis décembre 2014.  Si les prix s’apprécient,  le commerce est peu actif, les négociants et agriculteurs conservant leurs stocks dans l’attente d’une nouvelle hausse de prix. 

Le Bangladesh achètera  immédiatement 250 000 à 300 000 tonnes de riz vietnamien et prévoit d'augmenter les importations de riz du Vietnam à 500 000 tonnes d'ici la fin de l'année 2017. De son côté, les Philippines ont également déclaré qu’un appel d’offres serait lancé le mois prochain pour importer 250 000 tonnes en provenance de Thaïlande et du Vietnam, et peut-être aussi d’Inde.

En Thaïlande, le Thaï 5% a progressé cette semaine à $430 la tonne, soit à son plus haut niveau en presque un an. Les prix thaïlandais ont fortement augmenté depuis avril, ce qui a accru son différentiel de prix par rapport à son principal concurrent, le Vietnam. Toutefois, cela n’a pas encore eu d’impacts sur les acheteurs.

Les négociants estiment également que la hausse des prix a commencé à rendre le riz  local trop cher pour l’acheter et l’exporter. « Les exportateurs doivent être prudents, car les prix locaux sont maintenant plus élevés et  lorsque des transactions sont conclues, cela les  obligent  à effectuer des expéditions à perte », a déclaré un négociant basé à Bangkok.

Les prix thaïlandais devraient se stabiliser dans les prochaines semaines, selon les traders.

En Inde, le 5% brisé a bondi de $15  la tonne à $413-$416  avec  l'amélioration de la demande et la hausse  des prix à l'étranger.

"Les demandes d'exportation ont augmenté au cours des derniers jours. Le riz indien est devenu compétitif à mesure que les prix augmentent en Thaïlande et au Vietnam", a déclaré un exportateur basé à Kakinada dans l'Etat sud de l'Andhra Pradesh.

SUCRE

Le sucre termine la période sous revue en baisse. Le roux est en dessous de la barre des 15 cents la livre sur le marché à terme de New York, à 14,55 cents la livre, la fermeté du dollar ainsi que l'abondance de l'approvisionnement pesant sur les prix.

La baisse récente du prix du gasoil et du diésel au Brésil conduit le n°1 mondial à consacrer davantage de sa canne à la production de sucre plutôt que d'éthanol. Ceci  permet d'anticiper un léger excédent sur le marché mondial du sucre durant la prochaine campagne 2017/18, selon l'Organisation mondiale du sucre (OIS) qui a publié aujourd'hui ses premières prévisions pour la prochaine campagne 2017/18 (octobre/septembre). Un excédent de l'ordre de 3 millions de tonnes (Mt) mais qui ne devrait pas tant peser sur le marché car les stocks mondiaux sont bas. En revanche, met en garde l'ISO, si 2018/19 devait à nouveau être excédentaire, là, ceci pèserait fortement sur le marché.

A noter que l'ISO a révisé à la hausse ses prévisions de déficit sucrier mondial en 2016/17, à 6,465 Mt (tel quel) contre 5,869 Mt estimés précédemment. Ceci est du à ce que la production mondiale sur 2016/17 est maintenant  vue à 165 928 Mt contre 168 334 Mt auparavant ; 6 809 Mt en stocks seraient utilisées en 2016/17, estime l'ISO. Mais le niveau de consommation a également été révisé à la baisse, à 172 393 Mt contre 174 203 Mt avancé précédemment. La demande annuelle est estimée croître de 1,22% par an contre 1,62% estimé précédemment. La campagne anti-sucre, apparemment, fait de l'effet!

Au Brésil, dans l'importante région de production de la canne du  Centre-Sud, 48% de la canne ira à la production de sucre la campagne prochaine contre 46,3% en 2016/17. Une hausse qui pourrait compenser la faiblesse de rendements de plantations âgées, peu d'investissements dans les replantations ayant été faits l'année dernière.

En Inde, la production 2017/18 devrait bondir d'un quart, à 25 Mt, la mousson étant bonne, a expliqué Prakash Naiknavare, directeur général de la Fédération nationale des usines coopératives de sucre. Or, ce niveau de production est proche des volumes consommés au plan national, ce qui conduit à dire que l'Inde importerait peu. En 2016/17, l'Inde avait dû importer 500 000 t de sucre après qu'un fort El Niño ait occasionné une sécheresse en 2015. Rappelons que la semaine dernière (lire notre chronique), le prix payé au producteur de canne par les raffineries a été relevé de 11% pour la prochaine campagne. Ceci, avec les bonnes pluies, devraient conduire les producteurs à consacrer davantage de superficies à la culture de la canne.

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